L’ultramarathon est souvent présenté comme un défi. Les magazines parlent de kilomètres, les réseaux sociaux montrent des lignes d’arrivée, les récits évoquent la douleur, le courage ou les classements. Pourtant, après toutes ces années passées sur les routes, je crois que l’essentiel se joue ailleurs. L’ultramarathon ne m’a jamais appris à souffrir davantage. Il ne m’a jamais appris à être un héros. En revanche, il m’a offert quelque chose de beaucoup plus précieux : la possibilité de naître à nouveau. Lire la suite

Je pratique l’ultramarathon depuis 2007. Courir beaucoup a renforcé considérablement mon mental et m’a permis de découvrir mes propres limites (physiques et psychologiques).
ULTRAMARATHON
« Courir c’est bien, courir beaucoup c’est mieux, courir trop c’est parfait »
- Sion – Paris en courant : 750 km (juillet 2008)
- Mérite sportif de la ville de Sion « Prix spécial 2008 »
- 200 km en 24 heures (12 & 13 mai 2012 à Bâle)
- 110 km en 12h sur tapis de course (septembre 2012)
- UltraTour du Léman 175 km (14 septembre 2013, 21h44, 7ème, 2ème de la catégorie)
- 111 km en 12h sur tapis de course (avril 2014)
- Tour de Suisse en Courant (30 mai 2015 au 13 juin 2015)
- Mallorca Run Trip janvier 2020
Ultramarathon et engagement. Plus les années passent, plus je réalise que ces deux notions sont intimement liées. Au départ, lorsque l’on découvre l’ultra, on pense surtout à la distance, au défi physique, à la préparation, à l’organisation, parfois même à l’image que représente le fait de courir longtemps. Puis, progressivement, quelque chose change. La distance cesse d’être le sujet principal. Une autre question apparaît, plus discrète, mais infiniment plus profonde : qu’est-ce qui me permet réellement de continuer quand l’enthousiasme baisse, quand la fatigue s’installe et quand plus rien ne semble spectaculaire ? Lire la suite
Ultramarathon et rapport au temps : apprendre à durer. Cette expression s’est imposée à moi au fil des années comme une évidence, presque comme une clé de lecture indispensable pour comprendre ce que l’effort long transforme en profondeur. En effet, si l’on parle souvent de kilomètres, de vitesse, de performance ou de préparation physique, on parle beaucoup moins de cette dimension pourtant centrale : le temps. Non pas le temps mesuré, celui du chronomètre, mais le temps vécu, celui qui s’étire, se contracte, se déforme, et qui finit par modifier notre manière d’être en mouvement.
L’ultramarathon fascine, intrigue, dérange parfois. Pourtant, lorsqu’on dépasse les clichés liés à l’extrême, une réalité beaucoup plus structurée apparaît. Derrière chaque performance, il y a des données, des références, des comparaisons, une histoire. Les records d’ultramarathon ne sont donc pas seulement des exploits isolés. Ils constituent une véritable cartographie de l’endurance humaine. Ici, je vous propose d’entrer dans les chiffres, comprendre leur portée, et surtout percevoir ce qu’ils racontent réellement. Lire la suite
Le jour où le sens devient plus important que la performance en ultramarathon, quelque chose change profondément dans la manière de courir, mais aussi dans la manière de se tenir face à l’effort, au doute et au temps long. En effet, tant que la performance reste l’unique boussole, la course finit toujours par se transformer en rapport de force, alors que, lorsque le sens prend le relais, l’ultramarathon devient un espace de cohérence intérieure. Lire la suite
Du samedi 28 juin à midi au dimanche 29 à la même heure, j’ai pris le départ des 24h de l’Ardèche, une course que j’attendais avec excitation, humilité et un objectif clair : finir. Quoi qu’il arrive. Et dans mes rêves les plus tenaces, si le corps et l’âme s’alignaient, si les éléments me laissaient un peu de répit, accrocher les 200 km — et pourquoi pas, effleurer le graal des 220 km. Mais voilà, parfois la course vous prend par la gorge, vous plaque au sol, vous regarde dans les yeux et vous dit : « Tu veux jouer au plus fort ? Eh bien, on va voir. » Lire la suite
Il est des distances qui ne mesurent rien. Ou plutôt, qui mesurent tout. L’ultramarathon n’est pas qu’une course longue. C’est un pèlerinage. Une traversée de l’âme. Une épopée où le corps, dépassé, devient véhicule d’un sens plus grand, d’une quête intérieure que seul l’effort prolongé peut révéler. L’ultramarathonien n’est pas un fou. Il est un poète de la douleur, un philosophe du dépassement, un artisan du vide. Il cherche, parfois sans le dire, à redevenir ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un être humain en mouvement. Lire la suite
Il y a quelques jours, une discussion avec mon ami Lionel Bottero-Clément a pris un tournant philosophique. Nous parlions du nombre de Noël qu’il nous restait encore à vivre. Un sujet qui peut sembler mélancolique, mais qui, pour nous, s’est avéré être une belle réflexion sur le temps et nos envies. C’est dans ce contexte que j’ai partagé un rêve un peu fou : courir à nouveau une course de 24 heures. Lire la suite
Réaliser le tour du lac de Bienne (Suisse) en courant s’inscrit dans l’idée de faire le tour de plusieurs lacs. Il n’y a pas de recherche de performance, si ce n’est tourner en courant autour de chaque lac sélectionné. Lire la suite
Avant… quand on me posait la question « comment se lancer dans l’ultramarathon », je mettais en avant l’entraînement, les stratégies, à quoi s’attendre… Maintenant je souligne l’essentiel : « l’envie » ! Lire la suite
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