Je suis invité au festival Carnets de Voyages le samedi 26 novembre 2016. J’animerai ma conférence sur le Tour de Suisse en Courant à 13h00. A la fin de ma présentation vous aurez l’occasion d’échanger avec moi sur cette course de 1000 km sur les routes suisses. Je me ferai un plaisir de vous rencontrer ensuite pour évoquer l’ultramarathon et mes futures courses. Lire la suite

Soyez les bienvenus sur mon blog Stéphane Abry consacré à l’ultramarathon (courses de longues distances) et à la force mentale.
BLOG STEPHANE ABRY
J’ai deux passions dans ma vie, une se nomme ultramarathon, et l’autre préparation mentale !
Ce qui m’inspire !
Depuis de nombreuses années, inspirer les autres et les faire rêver est ma source d’inspiration. Elle me permet d’avancer, de donner du sens à ma vie.
Aider les autres à prendre conscience de leurs ressources, leurs compétences et qu’ils comprennent qu’ils sont capables de réaliser des choses extraordinaires me procure énormément de joie.
Alors que nous nous plaignons parfois de ne pas trouver une place de parking et d’être « obligés » de marcher 300 mètres, certaines personnes ayant de graves soucis physiques font des choses incroyables !
Des mamans seules gèrent leurs enfants et acceptent deux boulots en même temps. Des jeunes sans diplôme montent leur entreprise et réussissent dans leur domaine.
Nous avons en nous de grandes capacités. Il suffit de s’y pencher et d’en prendre conscience. Ensuite c’est de la ténacité, du mental et du courage.
Gardez courage, la foi en vous et l’espoir que les lendemains chanteront !
Meneur d’allure en 02h10
Ce week-end avait lieu le Lausanne Marathon. C’est pour moi toujours un plaisir d’y participer, même si la distance reine m’a déjà posé quelques soucis ! Mais cette fois-ci j’étais engagé sur le semi-marathon comme meneur d’allure via le Club Spiridon Romand. C’était ma 2ème participation avec ce rôle de pacer lors de cette manifestation. Je tourne en général aux alentours de 01h35 sur le 21.1 km mais pour être certain d’être « facile » et de mener les coureurs à bon port, je m’inscris sur des chronos de 2h ou 2h10. Cela me permet de papoter, d’encourager les runners et aussi le public (qui par endroit est vraiment très calme 😉 ). Bon j’avoue j’ai terminé à Ouchy avec 14 secondes d’avance…
Jour J
J’adore ces moments d’avants course durant lesquels nous nous retrouvons avec tous les autres meneurs du semi. On se raconte l’année écoulée, nos projets, les anecdotes, les bobos, la stratégie que nous allons mettre en place et nous nous équipons avec nos drapeaux. Nous passons ensuite à la photo de groupe et à celle sur la ligne de départ (avec Laura Hrebec qui gagnera cette nouvelle édition en 01:16:27). Et jusqu’au top départ c’est l’occasion de revoir ou de faire connaissance avec une multitude de personnes, et ça : j’adore !
La course
On a beau être meneur d’allure, le premier km est toujours un peu trop rapide, nous sommes nous aussi embarqués par le mouvement de foule et les gps s’affolent. J’écris « les » car par expérience il vaut mieux avoir 2 gps… il m’est arrivé que le mien me fasse quelques surprises…
Ensuite, ce n’est que du bonheur sur ce très joli parcours dans le Lavaux en longeant le lac Léman. De la Tour-de-Peilz jusqu’à Lausanne le profil est vallonné. Il n’est pas difficile mais je suggère de travailler le dénivelé aux entraînements afin d’avoir assez de ressources physiques pour cette course.
La météo était top pour courir ! Les coureuses et coureurs qui me suivaient étaient particulièrement enjoués, ils n’ont rien lâchés jusqu’à la ligne d’arrivée. Quelques encouragements à celles et ceux qui étaient partis certainement un peu vite ou qui subissaient quelques bobos et que nous dépassions à partir du 13ème kilomètre. Un arrêt rapide auprès d’un samaritain pour signaler l’arrêt d’un coureur qui était en difficulté le long de la route (blessure au genou). Sinon juste du bonheur de faire partie de notre grande famille.
L’arrivée
Aaaah les 2 derniers kilomètres où l’on sent l’impatience d’arriver ! C’est là qu’il faut trouver les mots justes pour ceux qui sont dans le dur, et dans les derniers mètres les encourager à me passer devant pour être en-dessous de leur objectif de 2h10.
C’est fait ! Accolades, bises, serrages de mains ! Nous récupérons nos médailles, nous prenons le ravito, nous refaisons la course… et quel plaisir de voir tous ces sourires ! Durant ces plus de 2 heures de running certains se confient et je sais que pour eux (avec leurs propres raisons) c’est un véritable défi de passer la ligne d’arrivée. La récompense du meneur d’allure ? Cette phrase : « Sans toi j’aurais lâché ! »
Un grand merci pour votre confiance (coureuses, coureurs, organisateurs, Club Spiridon Romand) et peut-être bien à l’année prochaine !
Prochain Lausanne Marathon : 22 octobre 2017
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Meneur d’allure sur le semi du Lausanne Marathon
Grâce au Spiridon Club j’ai réalisé plusieurs fois un de mes rêves, celui d’être meneur d’allure sur une course (20 km de Lausanne et Semi-Marathon du Lausanne Marathon). Le 30 octobre 2016 je serai de nouveau sur la ligne de départ dès 13h45 à la Tour-de-Peilz pour le semi-marathon de Lausanne.
Pour le côté profil cela nous donne ceci : distance semi marathon (21km97m) le dénivelé est de 153 m pour les montées et de 164 m pour les descentes; soit une différence de 47 m de dénivellation. Le point le plus haut se situe au km 5.5 à 423 m. Le point le plus bas se situe à l’arrivée à 370 m.
Ici le plan de la course et les différents points importants (ravitos, samaritains…) le long du parcours qui surplombe le lac Léman.
Rôle du meneur d’allure
Evidemment vous mener à bon port dans l’objectif de votre chrono : 1h30, 1h40, 1h50, 1h55, 2h00 ou 2h10
Mais notre rôle ne s’arrête pas là, il est aussi de vous encourager, d’animer la course, de vous aider, de vous conseiller, de vous inviter à bien vous hydrater et aussi dans une certaine mesure assurer votre sécurité. En bref en plus de l’allure nous tentons du mieux possible d’être vos « anges gardiens » durant votre course.
L’allure
Nous sommes, à moins d’un changement de dernière minute, deux meneurs d’allure par bloc. en général un devant pour ouvrir la route et un deuxième à quelques centaines de mètres derrière. Cela vous permet de mieux vous repérer durant l’ensemble du parcours. Certains meneurs ajustent leur vitesse suivant le dénivelé : par exemple allure voulue pour le chrono sur le plat, moins vite en montée et plus rapidement en descente. Pour ma part je fais en sorte de garder la même vitesse/allure moyenne peu importe le dénivelé. Si vous me suivez n’ayez pas la crainte de me perdre un peu de vue ou de me dépasser car au final le but est d’arriver dans le chrono imposé. Pour info je serai sur le 2h10 dimanche 30 octobre.
Meneur et humain
Oui il arrive qu’un meneur d’allure se blesse durant la course. Oui il lui arrive de temps à autre de revoir sa vitesse. Oui il s’arrête aussi aux ravitos. Oui il a aussi besoin de respect car il n’est ni un surhomme, ni un héros mais il donne de son temps pour vous, pour vous aider à atteindre votre objectif.
Alors amis humains je me réjouis de vous retrouver au semi-marathon de Lausanne à la fin du mois et de pouvoir vous mener de la Tour-de-Peilz jusqu’au port d’Ouchy !
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La découverte du sous-entraînement
Les coureurs vont tout de suite comprendre de quoi je parle quand nous évoquons nos baisses de forme, de motivation et de moral en course à pied. L’entourage d’une manière très large, avec une intention positive la plupart du temps, va nous dire que nous courons trop. Trop de course, trop d’entraînements, pas assez de repos etc… Evidemment qu’il n’y a pas que ces raisons. La fatigue peut également venir de carences alimentaires, d’une maladie sous-jacente ou encore de soucis externes (job, vie familiale, finances…). Pourtant je découvre au bout de quelques années de pratique de l’ultramarathon : le sous-entraînement !
J’ai trouvé tout compte fait peu d’explications sur le sous-entraînement ou alors on y évoque les petites performances sportives dues au faible travail physique. Mais là n’est pas mon propos. J’évoque ici le fait du découragement, du manque d’envie, de la perte de motivation, d’un forte fatigue qui ne sont pas des signes de déprime ou de dépression ou de burn-out sportif. Non, c’est une sorte de décompression qui s’installe petit-à-petit et qui, même quand il fait un temps magnifique pour aller courir, vous « force » à rester devant votre ordi ou à faire la sieste plutôt que de faire fonctionner vos muscles ! Cet état est le reflet parfait de : « Moins j’en fais et moins j’ai envie d’en faire » !
Pauses ou pas pauses
Pauses évidemment mais pas de trop longues pauses. Il est utile de se reposer, de lever le pied pour intégrer vos séances d’entraînements et pour progresser intelligemment. L’idéal est de pouvoir programmer ces jours de repos dans vos plans et votre calendrier des courses. Il est bon aussi de planifier des semaines de repos mais attention de ne pas trop les allonger.
Mais voilà, si vous êtes comme moi, vous avez un fil rouge pour la semaine mais pas forcément un plan à suivre à la lettre. Pour ma part je régule beaucoup mes sorties suivant ma forme et mon agenda hebdomadaire. De plus mon envie va obligatoirement définir le jour-même la nature de mon entraînement. Enfin, avant de parler de plans, je parle juste de « courir comme bon me semble ». Un nombre grandissant de coureurs et d’ultramarathoniens se reconnaissent dans ma description et pourtant malgré le côté « courir en toute liberté » il y a aussi les inconvénients que je vis depuis environ une année.
L’installation du sous-entraînement
C’est un processus particulièrement vicieux. Au début vous courez moins pour vous reposer. Durant cette période vous allez peut-être plus dormir, vous passionner pour d’autres activités non-sportives, profiter des apéros organiser avec vos amis… La reprise se fait mais sans que la motivation soit vraiment très présente. Sur le coup cela parait normal. Mais jour après jour, la démotivation s’installe, moins vous en faites et moins vous en avez envie. Alors les jours d’entraînements s’espacent et s’espacent encore. Le manque d’envie s’est installé insidieusement et évidemment vos performances dégringolent. La respiration est moins fluide, les muscles sont moins forts, le mental en prend un coup aussi et quand vous courez au bout de 15-20 minutes vous ne rêvez que d’une chose : rentrer chez vous !
J’ai vécu cela. C’est difficile à expliquer à celles et ceux qui vous connaissent que vous êtes passé de 100-120 km/semaine de running à péniblement 40 km de moyenne hebdo.
Sortir du sous-entraînement
Alors que vous étiez un véritable passionné vous voilà redevenu un néophyte. C’est votre traversée du désert. Un jour quelqu’un m’a dit et je l’ai retenu durant ces 9 années d’ultramarathon : « Ne rend jamais trop rapidement le dossard ! ». Alors depuis plusieurs mois c’est ce que je fais car je sens qu’au fond de moi il y a toujours l’étincelle de la course et de l’ultrafond. Je ne rends pas le dossard. Je me force à courir de petites distances. Je tiens le coup. Je ne lâche pas et le plaisir de bouger revient tranquillement, lentement, doucement, semaine après semaine, mois après mois, moi avec moi… L’envie de refaire un ultra et de me relancer un défi apparaît, elle pointe à la surface. Une idée m’a traversé les neurones, j’y travaille… je vous en parlerai.
En conclusion
Même si le volume de travail ne fait pas tout en course à pied, pour pousser le corps à progresser de la manière la plus adéquate possible, il faut lui imposer un certain volume d’entraînement : cela passe par une fréquence d’entraînement suffisante associée à une intensité et un volume de travail adéquat lors de chaque séance (séance de fractionné, sortie longue, footing).
Se motiver à sortir pour courir est souvent difficile, surtout quand on se traîne, mais bouger davantage est le meilleur moyen de remettre un peu de super dans le moteur. « L »exercice a un effet que n’apporte pas le simple repos, souligne le Dr Jean-Pierre Danjean, médecin généraliste : il fait sécréter des endorphines, ces hormones anti-fatigue naturelles qui augmentent l’envie et améliorent l’humeur sur le long terme. »
C’est pourquoi le sport est un remède à part entière pour lutter par exemple contre la dépression et la déprime. Dans le cerveau, les neurones communiquent entre eux par l’intermédiaire de molécules chimiques appelées neurotransmetteurs. Chez le déprimé, certains diminuent, notamment la sérotonine. Or, tout comme les antidépresseurs, l’activité physique augmente aussi la sérotonine dans le cerveau. Et ceci pour un coût bien moindre et sans effets secondaires !
Sources : easy-muscu.com, topsante.com, Wikipédia.org, IRBMS
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« Sur les chemins du Sacré » : Nouvelle conférence sur la Mongolie.
Suite à ma participation au trail Mongolia Sunrise to Sunset (début août) j’ai décidé de vous faire vivre de l’intérieur cette jolie aventure au bout du monde. D’une part j’ai vécu des moments forts en tant que coureur et d’autre part j’ai découvert un pays qui m’a bouleversé : la gentillesse des nomades mongols, la beauté de la nature et sa force brute, ses traditions, sa spiritualité…
« Si nous, l’ensemble du peuple, nous nous unissons dans un effort commun et dans une volonté commune, il n’y aura rien au monde que nous ne pouvons réaliser, que nous ne pouvons apprendre ou que nous pouvons omettre de faire » (Damdin Sukhbaatar »
Déjà 2 dates de réservées (conférences privées à Neuchâtel et à Sion). Il est évidemment possible de la rendre publique !
Format & public
– Format de 45 minutes + questions/réponses
– Voyage, photos, anecdotes
– Vie au camp de base sur les rives du lac Khövsgöl
– Trail Mongolia Sunrise to Sunset
Des idées d’associations, de clubs, d’entreprises qui pourraient être intéressés ? Moment de détente et de respiration pour vos clients ? Echanges privilégiés avec les membres de votre club ?
Pour les conditions concernant cette conférence « Sur les chemins du Sacré » prenez contact… vous savez où me joindre
Articles en lien : Courir à côté du géant hovsgol & MS2S main dans la main avec Jean-Yves
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Je ne vous avais pas encore parlé de Jean-Yves Sévin. J’ai rencontré ce coureur français lors du Mongolia Sunrise to Sunset de cette année. Nous avons commencé à discuter ensemble à l’orée du Parc National du lac Hovsgol. C’était une pause lors de notre périple en bus de Moron jusqu’à notre camp de base (3 heures de routes et chemins qui vous secouent l’estomac). En dégustant une sorte de crêpe qui vous nourrit un régiment à elle seule j’ai appris la mésaventure qu’il était en train de vivre. Vous comprendrez aisément que dans une grande ville il aurait pu résoudre son problème très facilement. Mais quand vous vous apprêtez à vivre dans la nature mongole à 130 km de la première ville : ne pas avoir retrouver sa valise à l’aéroport d’Oulan Bator devient franchement une petite galère !
A la recherche de bonnes âmes
Jean-Yves et les organisateurs ont fait passer le message auprès de la communauté des trailers : pouvons-nous l’aider ? Comment faire ? Qui aurait du matériel en double ? Comme nous sommes un peu limités avec le poids des bagages durant les vols internes je me demandais bien comment nous arriverions à lui trouver des baskets de trail, un sac, le matériel obligatoire, des vêtements de course etc… sans oublier les vêtements nécessaires à la vie de tous les jours. D’autant que chaque coureur attendait aussi de connaitre la météo que nous aurions le jour de course afin d’adapter les vêtements.
Et petit-à-petit (c’est ce que j’aime dans l’ultra) Jean-Yves a commencé à voir venir un sac-à-dos… Et puis un coureur lui a prêté une paire de baskets (presque à sa taille)… un autre lui a laissé une paire de chaussettes… Une boussole a été dégotée et on a remplacé les gourdes par des bouteilles d’eau en plastique. Pour ma part j’ai pu mettre à disposition un collant 3/4 et un t-shirt manches longues. Du coup il y avait 2 coureurs logotés Univers Running durant la course !
Générosité
Cet état d’esprit, cette solidarité, ce partage entre coureurs rend notre passion encore plus belle. J’ai aimé ça. J’étais touché qu’il puisse prendre le départ avec du matériel récupéré à droite à gauche. Pour ceux qui connaissent bien notre sport, vous savez combien notre propre matos est important. Nous l’avons testé, il est « fait » depuis des semaines… Du coup je me suis dit (une fois de plus) que nous pouvons faire tellement de belles choses quand nous, humains, nous acceptons juste de donner un peu de nous. Ne serait-ce pas ce mot qui a perdu un peu de sa valeur et qui s’appelle générosité ?
Crédits photos : Khasar Sandag
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Courir à côté du géant Hovsgol
Hovsgol ou Khovsgol est un lac mongol perché à 1600 mètres d’altitude. Il est notre point de repère et le compagnon des participants à l’ultratrail Mongolia Sunrise to Sunset. C’est à côté de lui que le camp de base est installé. Majestueux et calme il nous rappelle la force et la grandeur de la nature. Pourtant, ce n’est pas lui que j’ai eu à combattre. Non, celui qui aura eu raison de moi est infiniment petit… un virus vicieux qui s’est logé aux fin fond de mes entrailles…
En route camarades !
La course débute mercredi 03 août 2016 à 4h. Les organisateurs réveillent le camp avec une musique jouée à la flûte. De toute façon j’ai déjà les yeux ouverts depuis plus de 30 minutes. Je me sens en pleine forme, je suis positif et je suis impatient de courir ce trail. Mardi j’ai encore pris le temps de répéter ma stratégie : partir tout doucement, marcher quand il le faut, courir en endurance. Bref, jouer la prudence car on nous a annoncé que le terrain est particulièrement glissant dans deux descentes (l’herbe recouvre des pierres « rigolotes »).
Nous prenons le p’tit dèj, les affaires sont prêtes, le contrôle du matériel obligatoire se déroule sans souci, tous les coureurs sont calmes, il y a une belle ambiance d’avant course malgré la pluie qui ne nous épargne pas chaque nuit. On nous appelle sur la ligne de départ, il est environ 03h50. Les Mongols se placent devant. Les gars connaissent parfaitement le terrain et au coup d’envoi ils déboulent comme leurs jeunes chevaux : au taquet !
Le premier passage dans la forêt (un single recouvert d’herbe et traître à cause des racines et des pierres qui sont cachées) est un peu ma bête noire… Pas très à l’aise je fais le choix de marcher sur ce chemin en faux-plat. Je suis un Japonais qui me prévient à chaque tronc qui nous coupe la route. Je mets environ 35 minutes pour sortir de ce chemin alors que les premiers sont déjà très loin devant et que je suis positionné pratiquement en fin de file.
1ère aid station
Dès lors et pour atteindre le 1er ravito au 12ème kilomètre, je cours à une moyenne de 10 km/h et je remonte les concurrents. A la façon Pacman j’en mange une bonne dizaine. Il faut savoir que nous devons être une cinquantaine sur ce trail. A partir de ce ravitaillement nous attaquons la 1ère montée. Comme j’avais repéré ses 3ers km je me sens à l’aise et je suis mes propres consignes (alternance marche/course). Il fait un peu frisquet car nous montons à 2300 mètres et une première alerte se fait pressante… il faut s’accroupir les fesses à l’air pour soulager les intestins !
Le jour se lève, le lac Hovsgol se découvre au loin… Je cours en Mongolie, j’ai les larmes aux yeux, je suis tellement heureux d’être là. Je vais crapahuter un certain temps, seul, dans les montagnes mongoles. Avant la première descente un cavalier mongol me salue. Je m’arrête. Je lui serre la main. Il a le sourire jusqu’aux oreilles. Je fais un selfie avec lui. Il rit. Moment privilégié entre 2 âmes. Cette descente n’est pas aussi terrible que ce que je croyais mais j’assure mes pas. En bas, c’est plus humide, plus mousseux, par moment je suis les traces d’herbes couchée par les premiers participants qui doivent déjà être bien loin. Jusqu’au 25ème kilomètre rien à signaler. J’apprécie chaque moment. Je profite à 200% de l’instant présent. Je m’en mets plein les yeux. Je vibre d’être ici.
Garder Ruth en vue
Au 25ème il y a le 2ème ravito. Pomme de terre, eau, thé, quelques fruits… Les bénévoles sont d’une gentillesse incroyable. Ils s’occupent de mon sac et le remplissent d’eau. Ils sont au petit soin. Plusieurs coureurs me rattrapent. On papotent. Je ne reste pas trop longtemps car je sais que le trail n’est pas ma discipline privilégiée et je suis très lent par rapport aux autres coureurs. J’ai en point de mire Ruth Murdie une anglaise qui vit en Australie. On sent qu’elle en veut. Elle a environ 200/300 mètres devant moi. Je ne la rattraperai que 5 km plus loin.
Vers le 27ème km je m’aperçois que mes mains ont gonflées. Zut, les manchons sont en train de me couper la circulation sanguine. Je m’arrête le temps de les enlever, les placer dans le sac, enlever mon coupe vent… Et je trace de nouveau derrière « mon lièvre ». Je suis étonné par le faux-plat alors que je sais que nous avons une grimpette à conquérir.
Au 30ème, je comprends dans quoi on s’embarque… Punaise ! Je suis dans les pas de Ruth. Le dénivelé est très costaud. Mon GPS indique que je marche à 2 km/h… Le terrain est glissant, mousseux, parsemé de pierres, de branches qui gênent le passage et griffent, nous enjambons des troncs… Ruth me dit que je peux la doubler (je trouve à ce moment là qu’elle a beaucoup d’humour). Je lui dit dans mon anglais digne de faire partie d’un sketch de Gad Elmaleh que son rythme me convient très bien. C’est long, très long, je n’en vois pas le bout. Les moustiques s’occupent de moi et un taon me pique. Croyez-moi en Mongolie ces bestioles sont élevées au lait de yak et leurs piqûres sont douloureuses (je peste !).
Quand les tracas s’en mêlent
Tout à coup sans prévenir, je sens des nausées et je me mets à vomir, le rythme cardiaque s’accélère, la respiration s’affole et les jambes flageolent. Je me dit que c’est l’effort et que je vomirai une 2ème fois et que ça passera. Mauvais diagnostic. Crampes d’estomac et nausées ne me lâcheront quasi plus. Au ravitaillement du 32ème je ne prends que de l’eau et je me force à boire. Je descend tranquillement, un Mongol me double comme un chamois. Il a dû mettre des skis sous ses baskets !
Vers le 33ème je vomis de nouveau. Nicolas de l’organisation me rejoint. Je lui explique la situation. Il préviendra le toubib de mon arrivée au 42ème km (au camp de base). Il prend le temps de m’accompagner un moment. De nouveau seul j’alterne marche (surtout marche) et course. 2 coureurs me doublent. Je décide de m’accrocher mais régulièrement je stoppe car trop de nausées.
Utiliser la colère comme moteur
A quelques kilomètres de la distance marathon, je suis pris d’une furieuse colère ! Les muscles ne sont pas fatigués, la température est idéale, j’ai tout fait pour être là, sur ce trail en Mongolie ! Alors ça m’agace et ça m’énerve. Du coup j’accélère et je retrouve Nicolas. Nous arrivons ensemble au camp de base. Il m’aide pour la traduction auprès du toubib qui m’ausculte sur le champ. Ma belle aventure s’arrête là. Je serai classé sur le marathon avec un temps moyen de 6h36.
Je me suis rapproché du lac Hovsgol. J’ai pleuré un bon coup. J’ai parlé à ce géant. Je l’ai questionné : pourquoi ? Et j’ai bien dû accepter la situation. J’apprendrai dans la journée que d’autres coureurs avaient stoppé pour les mêmes raisons. Certainement un virus qui traînait… Depuis que je suis rentré la situation c’est un peu dégradée : mal de tête, toujours les symptômes et une gorge douloureuse. Ça passera mais ma déception (même si ça ne dépend pas de moi) est grande. Je m’en remettrai.
Feedback
C’est une course exigeante et il ne faut pas se fier au profil. En coaching nous disons que la carte n’est pas le territoire. Ce trail en est une belle représentation ! Magnifique, je vous le conseille si vous aimez courir sur des terrains très variés. L’ambiance est chaleureuse, les nomades Mongols sont vos principaux supporters et ils vous encouragent sur différents points du parcours.
Peut-être que j’y retournerai. Peut-être que je courrai encore près de toi Hovsgol, car il me manque quelque chose : 58 km !
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Vous êtes nombreux à me demander des tuyaux pour créer des relations avec des sponsors, travailler avec des partenaires ou encore réaliser un dossier de sponsoring ; cela fera partie d’un prochain article ! En tout cas je peux affirmer que les aides des entreprises dans le domaine du sport et particulièrement dans celui de la course à pied sont très utiles dès que l’on souhaite vivre ses rêves. Surtout quand certaines courses se déroulent à l’autre bout de notre monde.
Sponsors Mongolia Sunrise to Sunset
Depuis la fin 2007 des marques comme Powerbar et Mizuno ont toujours été à mes côtés pour les compléments alimentaires et pour l’équipement vestimentaire. Leurs conseils et leur fidélité me permettent de vivre ma passion au jour de le jour.
Grâce à eux j’ai réussi à mettre en place de jolis et motivants projets : Sion-Paris en Courant (765 km), tentatives de records du monde sur tapis de course (12h), Tour de Suisse en courant (1000 km – 70 km/jour) et évidemment pouvoir participer à plusieurs ultramarathons (Ultratour du Léman, trails, des 24h…) ainsi que de pouvoir m’entraîner dans de bonnes conditions.
Sponsors Mongolia Sunrise to Sunset
Mais ils ne sont pas seuls ! Univers-Running (Team UR – depuis 2014), O2score (depuis 2015) et pour les 100 km du Mongolia Sunrise to Sunset le club service Kiwanis Sion me soutiennent afin de courir un des plus beaux ultratrails du circuit mondial ! Le départ sera donné le mercredi 03 août 2016 à 4h.
Tous les éléments sont donc réunis pour vivre une belle aventure dans ce pays tout là-bas…
ULTRAMARATHON & PRÉPARATION MENTALE

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Dernière sortie longue avant les 100 km du Mongolia Sunrise to Sunset
Le 03 août 2016 je participerai aux 100 km de l’ultratrail Mongolia Sunrise to Sunset. Le trac pointe le bout de son nez et est lié à l’excitation d’y être. De plus il me semble toujours un peu compliqué, complexe, de savoir à quel moment précis la dernière sortie longue doit être placée dans la préparation. On lit beaucoup de choses différentes pour préparer le corps et le mental. Il est important aussi de prendre en compte nos autres activités (agenda) qui peuvent bouleverser les entraînements. Donc j’ai fait le choix de ce jour pour cette dernière sortie longue.
Petit-déjeuner
Je l’ai pris environ 3 heures avant le début de l’entraînement. Je n’avais pas très faim ce matin, alors je l’ai joué « simple » : 6 tranches de pain complet, de la viande blanche, un peu de confiture, un grand café léger, beaucoup d’eau, un yahourt et un fruit. Ensuite j’ai encore fait en sorte de bien m’hydrater jusqu’au départ car la météo annonçait une journée particulièrement ensoleillée et chaude et… les météorologues avaient raison !
Le matériel
J’ai chargé le sac à dos (environ 4 kg) avec 3 litres de boissons (isotonique et eau). Une couche manche longue, des gels, des gaufrettes Powerbar, barres énergétiques et pour le plaisir un mini sandwich avec du jambon. On y ajoute un peu de monnaie (au cas où…) et le téléphone. Sinon, je me sens tellement bien avec un short court (short « marathon ») que depuis des semaines je ne cours qu’avec ce genre de modèle. Casquette, lunettes de soleil et ne pas oublier de se badigeonner de crème solaire (bras et nuque en priorité !).
Gestion de la sortie
Les objectifs étaient de faire du kil, du dénivelé et de courir pas trop vite afin d’inscrire une vitesse de course tranquille. J’ai, malgré les années d’expériences, la sale manie de partir un peu vite (ça vous parle ?). Je me suis centré sur mes sensations et dès que je sentais que les pulsations montaient trop haut alors je marchais le temps de sentir la respiration se calmer. Du coup cette technique permet de ne pas se cramer trop rapidement d’autant que le parcours Sion-Sanetsch c’est du « pentu » !
Malgré la bonne hydratation, la chaleur et le petit vent qui m’ont accompagné m’ont « asséché » assez rapidement. Au final j’ai descendu pas loin de 5 litres de boissons… Cela m’inquiète un peu car en Mongolie, avec 100 km et des températures entre 25 et 30 degrés il va falloir bien gérer les ravitaillements.
51 km, 2670D+, 3300 calories grillées, 7h de course (6h40 de déplacements). Une montée exigeante bien casse-patte par endroit et une descente qui a bien mis à mal les quadriceps mais… au bout du compte content de la gestion. Ce soir en écrivant je ne ressens que quelques courbatures dites normales et quand même un corps qui surchauffe toujours (l’eau va couler à flot cette nuit).
Les rencontres
J’ai croisé un pote de course Pierre-Michel qui m’a fait le plaisir de s’arrêter (alors qu’il était à moto) et de papoter 5 mns avec moi. 2 autres motards (Harley) super sympas, Joëlle et Santo, se sont passionnés pour l’ultra alors que je me ravitaillais au col du Sanetsch. 2 serveuses (oui, me suis arrêté boire un Coca dans un restaurant en redescendant) m’ont posé plusieurs questions sur la course. Un couple de seniors m’a interpellé juste pour m’encourager. Une copine Catherine qui m’a aussi fait un coucou alors qu’elle était en voiture. Bref c’était le rendez-vous des belles âmes sur la route du Sanetsch 🙂
Mes sponsors
Comment les remercier encore et encore pour tout ce qu’ils m’apportent ! Ils me suivent, m’encouragent et écoutent mes doutes sans jamais juger, juste en restant positifs ! Merci à O2score, Univers Running, Powerbar, Mizuno et le Kiwanis à Sion
La suite
D’ici mon départ en Mongolie je vais juste garder du rythme et un maximum de fraîcheur pour un seul objectif : terminer les 100 km en montagne qui m’attendent le 03 août.
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Dans le cadre de ma préparation à l’ultratrail Mongolia Sunrise to Sunset qui aura lieu le 03 août 2016 (18ème édition) dans la région du lac Khövsgöl je me suis fait une sortie trail en moyenne montagne (22 km – 1030 D+/D-)
Préparation de ma sortie trail
En général avant une sortie trail qui va grillée pas mal de calories, j’ai tendance à charger en féculents le repas précédent. Hier j’ai été très léger dans mes repas durant toute la journée. Du coup je me suis demandé comment mon corps réagirait durant cet entraînement… Je suis parti vers 17h avec dans le sac-à-dos : 1.5 litre de boisson isotonique, 2 gels et un paquet de gaufrettes (Powerbar), un maillot manches longues et un coupe-vent (Mizuno).
Retrouver les bonnes sensations
A ma grande surprise je n’ai pas eu de gros coup de pompe comme je pouvais le redouter avec si peu de calories ingurgitées durant la journée. Au contraire je me suis senti bien, en forme et léger durant toute la sortie (3h12). Je me suis lancé avec à l’esprit de ne pas me cramer durant toute cette sortie trail. J’ai souhaité monter tranquillement avec la stratégie suivante : dès que les pulsations sont trop hautes je ralentis et dès que le coeur tape moins fort je peux accélérer. En plus je voulais prendre quelques photos ce qui aide aussi à ralentir le rythme et à éviter du stress inutile. Jusqu’au 100 km de l’ultratrail en Mongolie le plan est très simple : faire du kil et du dénivelé sans se griller pour être en forme afin d’aller courir à l’autre bout de la terre.
A part quelques moments un peu frisquet (combinaison transpiration/vent) cette sortie s’est vraiment très bien déroulée. J’ai retrouvé plusieurs fois les bonnes sensations de l’auto-hypnose. J’étais un peu déconnecté de la réalité, la respiration était fluide, sur les parties roulantes je me suis cadré pour rester en footing et j’ai abordé la descente avec sagesse afin de ne pas contracter trop durement les quadriceps. Je vais garder en tête cet entraînement positif afin de le modéliser et en faire une ressource pour la course du 03 août. Enfin, j’ai descendu mes 2 gels et le 1.5 litre de boisson.
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