Mental Stéphane Abry

Les personnes qui entraînent leur mental améliorent considérablement leurs performances. En fait, elles savent gérer efficacement leurs représentations mentales, apprennent à changer positivement leur dialogue interne et leurs croyances.

Au final, elles augmentent leurs capacités à réussir, sont mieux concentrées, plus motivées, gèrent leur stress, savent s’activer et décompresser. Cette préparation mentale vous est utile pour progresser et atteindre vos buts.


LA PRÉPARATION MENTALE VOUS AIDE À PROGRESSER

La préparation mentale ce n’est pas seulement être plus performant c’est aussi mieux comprendre votre propre fonctionnement (pensées, gestes, ressentis) de façon à positiver les compétences et à travailler sur les points à améliorer.

De plus, en ayant une vision plus claire de ses stratégies mentales, le bénéfice ne se fait pas sentir que dans l’activité sportive mais aussi dans votre vie de tous les jours et au travail.

SOLUTION POUR PROGRESSER ?

Apprenez à renforcer votre mental !

Pour qui/quoi ?

  • Pour les clubs de sports : animations d’ateliers sur la préparation mentale (bases) et/ou coaching individuel pour approfondir et atteindre les objectifs (gestion du stress, activation, concentration…)
  • En individuel (pour tous) : séances de coaching afin d’améliorer votre force du mental

Vous pourrez :

  • Améliorer vos performances
  • Etre centré
  • Développer votre concentration
  • Déclencher une imagerie mentale positive
  • Créer et utiliser vos ressources mentales
  • Gérer le stress et vos émotions
  • Garder le cap pour atteindre vos objectifs
  • Etre cohérent dans vos choix
  • Apprendre à comprendre la structure de votre motivation
  • « Switcher » des pensées négatives aux pensées positives



Mardi 05 avril 2016, j’ai couru, j’ai trébuché, j’ai chuté, j’ai embrassé la Suisse !

Zut ! Et re-zut !

A 15h j’avais rendez-vous avec mon pote de course Alexandre Jodidio. Pour vous situer Alex (31’08 aux 10 kil) quand je suis à fond il est en endurance et il continue de papoter. Il nous arrive de trotter ensemble, pour lui lors de son travail d’endurance, pour ma part ça me stimule et ensemble nous partageons de bons moments de discussions. Au bout d’environ 5-6 km, sur un chemin j’ai trébuché sur une pierre bien ancrée dans le sol et je suis tombé violemment de tout mon poids sur mon genou gauche et j’ai réalisé une cascade à la Belmondo !

Cependant il m’a fallut un certain temps pour me relever car la douleur a été si forte que j’ai pensé m’être cassé ou fissuré un os. Bizarrement la douleur est surtout apparue au niveau de la cuisse juste au-dessus du genou. Puis le sang s’est mis à couler et nous sommes rentrés en tentant de trotter et une grande partie en marchant. Plus tard c’est grâce à une amie, Jordana qui travaille au service ambulancier de la ville de Sion, que je me suis raisonné et que nous sommes allés aux urgences.

Rien de cassé, radio ok, 2 belles ouvertures au niveau de la rotule, je pouvais charger la jambe (bon signe), perfusion d’antibiotiques, anti-douleurs, piqûre pour anesthésier (2ème jouissance de la journée quand l’aiguille est entrée dans la chair à vif… je passe les détails ?), 4 points de sutures et retour à la maison.

Réflexions

La toute première est mon rapport aux chutes. Ma foi, je ne tombe plus avec autant de souplesse qu’à mes 15 ans quand je pratiquais le BMX…

Ensuite je passe rapidement les pensées comme « un accident ça arrive vite et pas qu’aux autres », « heureusement ce n’est pas la tête qui a pris », « peut-être être plus prudent quand je vais courir loin de chez moi dans des coins perdus » etc…

Et puis arrive un peu de colère alors que je suis en meilleure forme depuis quelques semaines, qu’il y a des projets très sympas, un objectif de 24h à Bâle à la fin du mois, que je reçois des nouvelles positives ces temps-ci et badaboum ! Pourquoi maintenant ? Je n’aurai certainement pas la réponse tout de suite et sans doute jamais…

Et dans la vie de tous les jours : être assis, se laver, prendre les transports, s’habiller, ces actes deviennent tout à coup complexes voire compliqués. Je ne peux m’empêcher cette semaine de penser à toutes celles et ceux qui vivent avec un handicap et qui doivent affronter ces moments.

Que faire ?

Je disais à un ami « soit je me lamente, soit je choisis de prendre cet accident avec philosophie. Je fais le choix de la 2ème solution ! ». Les 2 plaies doivent cicatriser et jusque là je dois patienter. Cependant je tente de ne pas rester trop inactif. J’arrive à faire quelques pompes, à me déplacer lentement et j’observe comment mon corps et mon cerveau réagissent avec cette donne de la jambe de bois. Je visualise la guérison de mon genou (techniques d’hypnose) et je garde espoir de pouvoir recourir dès le 20 ou 21 avril.

Je sais pertinemment que c’est juste un mauvais moment à passer et que si cela devait arriver encore, alors je tenterai une approche plus sexy pour embrasser la Suisse !

Depuis quelques mois je me pose des questions sur mon activité de coureur et sur l’envie qui par moment me fait défaut. Je me suis souvenu d’une discussion avec un ami coach (coaching de vie). Nous évoquions le respect des valeurs que tout humain a en lui, par exemple : justice, amour, reconnaissance, liberté, famille et bien d’autres… Ces valeurs guident nos vies. Si nous les respectons, notre vie se déroule plutôt bien. Au contraire si elles ne sont pas respectées alors il y a un déséquilibre. Pour courir sans être équilibriste mais en étant équilibré il est important d’être en accord avec nos valeurs.

Et si je commençais par courir ?

J’ai revu mon parcours dans la course à pied et dans l’ultramarathon en particulier. Je fais partie de ces coureurs qui sont tombés dedans suite à un changement de vie. Pour ma part c’était le vœux de retrouver de l’aisance dans ma respiration en arrêtant de fumer. La suite est simple, j’ai couru un kilomètre, puis un semi-marathon, puis les 42,195 km et j’ai continué dans l’ultra. En courant j’ai senti en moi ce désir non pas de faire des pas pour accumuler des kilomètres mais parce que cela me permettait de faire tous les jours le point avec moi-même. Un peu comme une auto-psychanalyse à forte échelle. En voyageant dans « mon temple », en réalisant une introspection journalière, en boostant ma créativité, en me sentant vivant et libre, je me trouvais à ma place et enfin je respirais.

En perdant l’envie de fouler les routes et en réalisant des efforts, des contraintes qui ne me paraissent pas justes actuellement je suis donc revenu à la source, à mes propres fondamentaux. D’où ma question : et si je commençais par courir ?

Respectez vos valeursRetour à mes fondamentaux

J’aime courir pour le fun, j’apprécie courir sans plan d’entraînement, je me fixe un fil rouge pour la semaine et je cours pour faire du bien à ma tête en priorité. Cela peut paraître étonnant (voire bizarre) pour celles et ceux qui ont besoin d’avoir une semaine structurée pour progresser. Me concernant je dois avoir cette liberté (devoir et liberté ça fonctionne ?) de décider au jour le jour comment j’ai envie de courir. Mon point fort étant d’avoir des sorties très variées. Vivre dans une région montagnarde offre de multiples terrains de jeux (montées, descentes, plats, chemins, routes…) et il m’est possible, sans forcément le chercher, de travailler la vitesse, l’endurance, le dénivelé…

Cette année 2016 va donc être une saison de transition pour retrouver le goût de courir comme j’aime. Je mets de côté les objectifs en me laissant le loisir d’y revenir si l’envie est là et si je pense y trouver du plaisir.

Belle année de course à tous et courez comme vous aimez !


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Courir n’est pas une punition et courir en « presque » rond l’est encore moins ! Je sais on se rassure comme on peut, surtout quand on annonce un kilométrage de 175 km.

Le projet Léman Ultramarathon

Faire le tour du lac Léman en courant les 18-19 juin 2016. Le départ sera donné à Montreux le samedi 18 juin à 12h00. C’est un défi personnel, ce n’est pas une course officielle, c’est une course que l’on appelle « off » dans notre jargon. Le but est avant tout de le terminer et s’il est réalisé en moins de 24h je le prendrai comme un plus. En 2013 je l’avais couru en 21h44 avec Monika Loscher qui m’accompagnait à vélo (UltraTour du Léman).

Le départ sera donc donné à Montreux, ensuite je passerai par St Gingolph, Evian, Genève, Lausanne, Vevey et retour à Montreux en petites foulées (voire très petites foulées…).

Faire la fête ?

Courir n’étant pas une punition, j’aimerais faire de ces 24h un moment de partage unique. Je vous invite toutes et tous à faire un bout de chemin avec moi, soit en courant, soit à vélo ou à rollers (déguisés et clubs bienvenus) ! Il vous est aussi possible de vous arrêter sur le bord de la route pour faire un peu de bruit et vivre avec moi ces instants magiques.

Suivi et points de rencontres

Léman Ultramarathon carteCette page va beaucoup évoluer dans les semaines à venir. Les infos seront régulièrement mises à jour pour vous tenir au courant de l’avancée du projet. D’ici au jour J je vous indiquerai ma vitesse théorique pour vous permettre de mieux savoir où me rejoindre.

Pour tous contacts : contact(@)stephane-abry.com et/ou +41 78 88 37 2 37

 

 

Réseaux sociaux

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N’hésitez pas à utiliser #lemanultramarathon lors de vos posts 😉

 

 

 

 

 


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Je vous suggère de lire le dossier sur l’hypnose dans le magazine Jogging International (daté janvier 2016). Maître de son cerveau avec l’hypnose et particulièrement dans l’ultramarathon.

 

J’ai été invité par l’hypnothérapeute et coureuse Séverine Duhau a évoqué mes expériences sur le sujet. Séverine est formatrice à l’Arche (direction Kevin Finel)

 

 

 

 

Jogging international hypnose stephane abry 2Hormis quelques modèles (entre autres un de Milton Erickson) appris lors de ma formation en PNL (Programmation Neuro Linguistique) chez Congruences, je me suis créé une palette de techniques d’auto-hypnose qui me servent lors de mes sorties longues.

 

J’utilise beaucoup la visualisation et la dissociation qui me permettent de mieux gérer les périodes difficiles que nous rencontrons lors des courses d’ultramarathon.

 

 

 

Jogging international hypnose stephane abry 3

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Vis et cours !

Toi seul sais combien les pas peuvent être difficiles et douloureux dans les moments de doutes. Le chemin est parfois long et sinueux pour atteindre dans la solitude un rêve incertain. Mais la route vaut la peine d’être prise.

Alors ne cesse jamais de croire en toi et ne laisse personne t’arrêter de courir. Enivre-toi de cette sensation qui te pousse à aller plus loin.

Vis et cours !


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Stéphane Abry ultramarathon

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Auteur du livre « N’oublie pas pourquoi tu cours » Jacques Flament Editions et sur Amazon

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Avez-vous déjà pensé à utiliser la courbe de Bandura lors d’un nouvel apprentissage ou pour asseoir une performance ?

Il nous arrive de croire que…, de penser que… d’imaginer que… nous allons réussir comme ça, en claquant des doigts. J’exagère volontairement en évoquant la réussite d’un marathon, pourtant quand on se lance sur un tel format nous n’avons pas forcément la bonne vision. Au bout de quelques semaines et il nous faut des fois revoir nos objectifs car nos performances ne sont pas du tout en adéquation avec nos attentes.

L’effet Bandura

La courbe de Bandura tient son nom d’Albert Bandura, psychologue de l’université de Stanford, connu, entres autres pour avoir étudié le lien entre « ce que les gens comptent faire » et « comment ils fonctionnent réellement et concrètement ».

Nous avons tous des compétences inexploitées, inconscientes, latentes. Par exemple des enfants qui chaussent des skis pour la première fois ont déjà le sens de l’équilibre et de la glisse. Il s’agit d’une compétence inconsciente. Pour d’autres ce ne sera pas le cas ou dans une moindre mesure. Leur confrontation à ce sport sera pour eux l’occasion de constater qu’ils ne sont pas compétents et ils en prennent alors conscience.

Nous n’utilisons pas toujours nos compétences inconscientes, soit parce que nous n’avons pas l’occasion de les utiliser, nous demeurons alors inconscients de nos possibilités. Par exemple : nous sommes loin de la neige. Soit parce que, en ayant l’occasion, nous sommes arrêtés par nos « croyances limitantes ». Par exemple : faire du ski moi ? J’ai la trouille !

Par ailleurs, lorsque nous sommes en apprentissage, le niveau de performances que nous attendons de nous-mêmes est fonction du niveau de conscience que nous avons de tout ce qu’il y a à faire pour être performant. Nos attentes sont d’une façon générale supérieures à nos performances.

Courbe de BanduraIl se trouve que la plupart du temps nos performances progressent et nous satisfont au début… tout en étant motivés à faire mieux (nous commençons à savoir faire, nous apprenons).

Vient un stade plateau où nous avons conscience de ne plus progresser (nous apprenons et n’avançons pas).

Jusqu’au moment où nos attentes sont tellement supérieures à nos performances que nous nous démotivons, nous nous effondrons et nos performances aussi (nous devrions savoir faire… nous avons appris… nous nous sommes entraînés… mais nous n’arrivons pas).

La difficulté se situe au stade du « plateau ». C’est en effet là que que se joue l’écart important entre les attentes et les performances. C’est à ce moment qu’apparaît « le petit vélo dans la tête » avec les doutes, les découragements et des pensées en forme de conclusions au niveau de son identité : « Je suis nul ! Jamais je n’y arriverai ! Je ne suis pas fais pour ça ! J’en ai marre !… »

Or c’est précisément au stade « plateau » que doivent être développés

  • Soit de nouveaux comportements.
  • Soit de nouvelles façons de faire (les capacités).
  • Soit de nouvelles croyances pour faire différemment ce que l’on faisait.

Il est donc important dans tout nouvel apprentissage et/ou objectif d’intégrer dès le départ la possibilité de connaître un ou plusieurs stades « plateaux ».

Gérer le plateau de la courbe de Bandura

Le ressenti est souvent un indicateur de mise en route du « petit vélo ». Pour éviter son état dévastateur qui est codé « échec » il faut changer sa vision :

  • En faisant du feedback (par exemple avec son coach) pour réincorporer les savoir-faire.
  • En considérant l’effet « plateau » comme une source d’informations (faut-il changer ce que je fais ? Mes façons de faire ? Mes critères de satisfaction ?).
  • En essayant de comprendre s’il n’y a pas un bénéfice secondaire à vivre ce moment « plateau ».

Marathon et courbe de Bandura

Imaginez maintenant votre premier marathon en pensant à la courbe de Bandura en tant qu’appui puissant pour votre préparation. Que se passera t’il ?

  • Vous vous lancerez dans l’aventure tout en sachant que par moment il y a aura une sacrée différence entre vos attentes et vos performances.
  • Vous saurez que votre évolution sera certainement perturbée mais qu’il existe des solutions pour re-progresser.
  • Vous sentirez venir l’effet « plateau » et vous aurez le réflexe de prendre du recul pour éviter le risque d’abandon.

Source : Congruences et Institut Ressources


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Il n’est pas un jour durant lequel je ne pense pas à la course à pied, durant lequel je ne pense pas à l’ultramarathon. Ce n’est pas un toc, ni une idée fixe, ni une obsession, même si cela y ressemble de loin. Un jour quelqu’un m’a dit : « Stéphane n’arrête pas l’ultramarathon car c’est ta colonne vertébrale. Si tu arrêtes de courir c’est toi, ton âme, que tu stopperas ».

L’essence de la performance

Il y a plusieurs routes qui mènent à l’ultramarathon, certains ont suivi la voie toute tracée : piste, semi-marathon, marathon, ultramarathon. D’autres ont taquiné le cross et aussi le bitume ou ont un esprit de compétition. Et il y a les autres qui n’ont pas forcément un passé sportif. ceux qui y sont venus car un jour quelque chose dans leur vie les y a poussé, quelque chose a bougé, il y a eu un déclic, une envie furieuse de fouler l’asphalte, comme une énergie qui pousse dans le dos. Quelques fois « juste » pour stopper une addiction, pour donner du sens à la vie, pour s’offrir un but, pour se prouver quelque chose, pour se sortir de notre société aseptisée, pour plus de voyage intérieur, ou pour se sentir vivant… tout simplement se sentir vivre.

Je ne sais pas si c’est l’endurance qui est l’essence de la performance mais j’ai bien l’impression qu’il y a autre chose derrière ce chemin d’ultramarathonien. J’évoque ici celles et ceux qui n’ont pas suivi la filière « clubs, entraînements, compétitions, podiums, médailles ». Je fais cette distinction car le vécu de l’ultra est bien différent suivant son état d’esprit. Cependant il n’y a pas un état d’esprit mieux qu’un autre, juste des façons différentes de vivre la course d’ultrafond.

Il y a souvent chez les ultramarathoniens un investissement qui répare quelque part un petit bout de la vie qui n’a pas cicatrisé comme il aurait dû. Il y a au fond d’eux une envie forte d’essayer de faire le bien autour d’eux, d’accorder plus de temps aux émotions, de découvrir des voyages au fond de l’inconscient, de vibrer dans la solitude du coureur de fond et de vivre leurs rêves sous formes de toujours plus de kilomètres d’euphorie, d’exaltation, d’enivrement.

Stephane Abry 3 Bale - Basel 2014Les sens dans la performance

J’ai appris que l’ultramarathon est une activité subtile qui nous amène à être de plus en plus précis avec nous-mêmes. L’ultra nous demande de l’attention, de sentir chaque cellule de notre corps, de savoir nous parler dans nos petites caboches, de goûter aux délices de la foulée, de voir à la moindre alerte ce qui nous perturbe, physiquement ou psychologiquement. Goûter sur ses lèvres l’eau salée des yeux trop pleins de joies ou de douleurs, respirer l’air qui nous est si important, se délecter de cette eau indispensable à nos propres traversées du désert, sentir les battements de nos coeurs, entendre notre corps vibrer et toucher au « sublime » !

L’aisance dans la performance

Quel cadeau de connaitre, ne serait-ce que quelques minutes, ces moments de légèreté au bout de quelques kilomètres et de se sentir voler, de se sentir totalement libre, de ressentir une puissance d’aisance et des moments magiques de parfaite harmonie. On nomme ces moments le flow. Il nous faut par moment pousser nos limites assez loin pour trouver ces périodes de « déconnexion » et vivre une période d’extase durant laquelle tout parait simple, facile, magique.

Je vous souhaite sincèrement de vivre autant de plaisir que nous pouvons en connaitre dans l’ultramarathon malgré nos moments de souffrances, de doutes, de ras-le-bol et des fois nos envies de tout envoyer par la fenêtre. Mais après, nous savons qu’il y a toujours un moment de Bonheur qui nous transcende. Ce moment arrive toujours, tôt ou tard.

 

La leptine parfois dite hormone de la satiété jouerait un rôle sur la motivation. Avant cela quelques rappels sur la motivation :

Une multitude de nécessités nous poussent à bouger, à entreprendre, à nous investir : besoin de confort, de reconnaissance sociale, de biens matériels, etc. Il est un autre ressort, plus subtil mais non moins puissant, sur lequel s’appuie notre envie et notre goût de faire : c’est ce qui, pour chacun d’entre nous, a le plus d’importance. Ce peut être l’amour, le pouvoir, l’argent, la création d’une famille ou toute autre valeur, pourvu qu’elle nous tienne personnellement à coeur. Agir en accord avec nos valeurs décuple alors notre énergie.

Ce qui reste valable pour nous tous, c’est que si l’on s’engage dans un projet qui répond à nos besoins et fait écho à nos valeurs fondamentales, nous tirerons du plaisir à le mener à bien. Une personne motivée va de l’avant, prend les choses en main, s’engage, elle veut aller au bout et ne renonce pas à la 1ère difficulté. A retenir : Plus la maîtrise sur le déroulement et la conséquence est élevée, meilleure est la motivation.

2 formes de motivation

La motivation intrinsèque : l’action est conduite uniquement par l’intérêt et le plaisir que l’individu trouve à l’action, sans attente de récompense externe.

 La motivation extrinsèque : l’action est provoquée par une circonstance extérieure à l’individu (punition, récompense, pression sociale, obtention de l’approbation d’une personne tièrce, faire partie d’un groupe…).

running motivation« Trucs » pour entretenir sa motivation

– Ayez un but.
– Trouvez l’inspiration.
– Soyez excités.
– Affichez votre objectif.
– Engagez-vous publiquement.
– Pensez-y tous les jours et accrochez-vous.
– Trouvez du soutien et appelez à l’aide quand votre motivation chute.
– Réalisez qu’il y a un flux et un reflux.
– Commencez petit et bâtissez sur vos petits succès.
– Pensez aux bénéfices, pas aux difficultés. Ecrasez-les pensées négatives; remplacez-les par des positives.

Motivation et course à pied

Selon Natacha Viens, entraîneuse de l’équipe des marcheurs de Team in Training, l’idée, pour rester motivé, c’est de bien se préparer mentalement. « Dans une course, 80 % du travail, c’est la préparation physique, 5 %, c’est l’expérience de course. Le reste, c’est de la préparation mentale. »

D’après Bruno Ouellette, psychologue sportif, la pensée positive ne suffit toutefois pas: « La pensée positive, c’est superficiel, tranche-t-il. Ce qui sous-tend cette pensée, le pourquoi, c’est ça qui compte. Et ça, ça relève de nos valeurs personnelles : est-ce que je cours pour une cause, la santé, le bien-être, un défi? A la base, ce qui donne la motivation, ce sont ces valeurs. »

Motivation et leptine dans la course à piedrunning motivation1

Des chercheurs canadiens auraient percé le mystère du plaisir que les sportifs prennent lors de la course à pied. Selon eux, la leptine est un élément central de la motivation. Extraits :

« Nous avons découvert que l’effet de récompense de l’activité physique à l’endurance est modulé par la leptine, une hormone clé du métabolisme », explique Stephanie Fulton, chercheuse CRCHUM en charge de l’étude. La leptine est en effet une hormone, sécrétée par le tissu adipeux, qui régule la satiété et influence aussi la motivation. Selon les chercheurs, la leptine diminuerait l’envie de bouger en agissant sur les neurones qui sécrètent la dopamine, connus eux pour être impliqués dans la motivation.

Chez l’être humain, la leptine a également un rôle important à jouer dans la motivation. Plusieurs études ont  montré un lien entre la concentration en leptine et le temps réalisé lors d’un marathon. Moins la leptine est présente, meilleurs sont les temps. Mais outre la motivation à courir, l’hormone agirait aussi sur l’euphorie ressentie après l’effort. Là encore, des taux bas de leptine seraient plus propices à ressentir un bien-être après une séance d’entraînement. (Voir l’article intégral)

Sources : http://niarunblogfr.unblog.fr/

http://www.pourquoidocteur.fr/

Il suffit de voir le succès des ultratrails ou des ultramarathons pour comprendre que cet engouement n’est pas près de s’éteindre : UTMB, 100 km de Millau, 100 km de Bienne, TVSB, 24 heures… voici quelques clés et idées pour courir au-delà du marathon !

Courir au-delà du marathon

Tout d’abord commencez « petit » et suivez une progression logique pour vous assurer du plaisir et un minimum de bien-être en augmentant la charge kilométrique. Commencez par 10 km, montez sur semi-marathon, courez quelques marathons et lancez-vous par exemple sur un 6 heures. Si vous n’avez jamais couru de trail, sachez qu’un 42 km en montagne commence déjà « à parler » donc attention à l’excès d’enthousiasme et aux yeux plus gros que le ventre.

Soyez conscient que courir en endurance un ultra ne sera pas plus dur physiquement que courir une distance plus courte mais avec une forte intensité. Je me suis plus facilement cramé sur un semi-marathon en voulant tenir un tempo, que sur un 24h à plus faible vitesse. Evidemment à chacun sa vitesse et sa capacité à encaisser la douleur.

Autant nous avons de la peine à nous imaginer marcher sur un 10’000 mètres (à moins d’un sérieux souci physique), autant il va falloir vous habituer à ne pas considérer la marche comme un échec quand vous participez à un ultra. A moins d’être au top niveau vous verrez beaucoup de centbornards récupérer en marchant. Très souvent l’objectif premier est de passer la ligne d’arrivée, le chrono vient après.

Vous n’êtes pas sur un 10 km où dès le départ vous partez au taquet comme un bourrin ou plus joliment dit comme un jeune cheval qui se lâche dans la prairie à la sortie de l’étable au printemps ! Quoique… en 2012 je me souviens qu’aux 24h de Bâle ça se tirait la bourre dès les premiers tours… D’une manière générale apprenez à résister à l’appel de la vitesse et comme le Petit Scarabée, apprenez la sagesse, apprenez à partir lentement.

Il va falloir aussi gérer l’alimentation et l’hydratation, alterner sucré et salé, devenir un boit-sans-soif et malgré tous les bons conseils que vous recevrez, vous ferez le tri dans les infos que vous entendrez pour découvrir et valider ce qui vous convient le mieux, ce qui vous convient à vous !

courir dans l au delaDans les trucs utiles auxquels il est bon de penser : ne laissez aucune étiquette à vos vêtements (picotements, brûlures). A tous les points de frictions de la pommade vous badigeonnerez (crème Nok par exemple – aisselles, entre les cuisses, entre les fesses…).

Ce n’est pas très séduisant, ni sexy, mais il arrive fréquemment sur de la longue distance d’avoir des soucis de digestion (nausées, vomissements, diarrhées…). A ce moment là repérez tout de suite si vous avez froid, ou si vous vivez une insolation ou si vous avez assez bu depuis le départ. Par expérience, cela ne sert à rien de forcer. Faites une pause, mangez tranquillement, buvez, reprenez des forces et vous verrez les bienfaits assez rapidement (dans les 30-45 minutes qui suivent).

Bossez votre mental pour aller au bout du chemin. Si vous ne le travaillez pas à l’entraînement vous comprendrez assez vite durant l’épreuve pour quelle(s) raison(s) on en parle autant dans cette discipline. Habituez-vous à courir en solitaire, devenez votre propre « héros », faites grandir « le guerrier, la guerrière » qui est en vous, apprenez à jouer avec vos images internes, avec votre dialogue intérieur, faites ami-ami avec la douleur et par moment revenez au pourquoi vous courez au pourquoi vous êtes-là !

Courir dans l’au-delà

Participer à un ultra est vraiment une expérience unique, de dingue, au-delà du sport… Vous entrez dans une aventure, vous devenez un Indiana Jones de la course, vous changez obligatoirement quelque chose en vous après cette expérience.

Apprêtez-vous à vivre intensément vos émotions. Préparez-vous à avoir mal et quelques fois à en redemander. Soyez prêt à repousser vos limites physiques et psychiques.

Courir au-delà du marathon, courir un ultra, est une des plus belles et des plus intenses expériences de vie que je connaisse. Mais attention : on y prend goût !

 

Vos valeurs vous guident et orientent vos choix dans l’action. Dans tous les domaines de votre vie et aussi en course à pied. Lire la suite