Le goût de la course à pied Stéphane Abry ultramarathon

Je fais partie de cette génération qui courait dans les bois en étant gamin. Je ne dis pas que ça n’existe plus, cependant de nombreuses études montrent (particulièrement en France) que l’activité physique est en chute libre. Quel lien entretenons-nous avec la course à pied ?


La course à pied

J’ai donc de nombreuses images qui parcourent mon esprit. Des souvenirs de course à pied avec les copains dans les bois. J’ai cette impression que chaque déplacement se faisait en trottant et avec plaisir. Peut-être que c’était tout simplement une manière pour nous de rejoindre un lieu plus rapidement ?

Et que dire des jeux dans les cours de récréation ? Toujours actifs, courants, sautillants, bondissants !

Dans ma mémoire se bousculent aussi d’autres souvenirs quand je courais avec mon père, mon oncle et leurs amis. C’était le rituel du dimanche matin dans la région de Montbéliard (Doubs).

À l’époque, il n’était pas rare de croiser les joueurs du FC Sochaux réaliser leur décrassage.

Et parfois, à notre plus grande joie, nous courions sur les traces de Jacky Boxberger. Enfin, lui passait comme une fusée et nous on se demandait ce qui pouvait bien nous manquer pour lui emboîter le pas.

Enfant, je me souviens aussi courir sur les petites routes de Saône-et-Loire. Près de la maison de mes grands-parents. C’était l’été et après le repas du soir, j’allais souvent user mes semelles sur l’asphalte.

Certainement que dans ma pratique de la course à pied, il y a tout ce matériau psychologique qui continue de m’inspirer. Comme si, ma route avait toujours été tracée et que je n’avais qu’à l’emprunter pour me sentir bien.

La course à pied m’a énormément apporté dans ma vie. Que ce soit pour célébrer les moments de joie ou que ce soit pour faire face aux salissures de la vie.


Meneur d’allure sur le semi du Lausanne Marathon

Grâce au Spiridon Club j’ai réalisé plusieurs fois un de mes rêves, celui d’être meneur d’allure sur une course (20 km de Lausanne et Semi-Marathon du Lausanne Marathon). Le 30 octobre 2016 je serai de nouveau sur la ligne de départ dès 13h45 à la Tour-de-Peilz pour le semi-marathon de Lausanne.

Pour le côté profil cela nous donne ceci : distance semi marathon (21km97m) le dénivelé est de 153 m pour les montées et de 164 m pour les descentes; soit une différence de 47 m de dénivellation. Le point le plus haut se situe au km 5.5 à 423 m. Le point le plus bas se situe à l’arrivée à 370 m.

Ici le plan de la course et les différents points importants (ravitos, samaritains…) le long du parcours qui surplombe le lac Léman.

semi-marathon-lausanne-plan

Rôle du meneur d’allure

Evidemment vous mener à bon port dans l’objectif de votre chrono : 1h30, 1h40, 1h50, 1h55, 2h00 ou 2h10

Mais notre rôle ne s’arrête pas là, il est aussi de vous encourager, d’animer la course, de vous aider, de vous conseiller, de vous inviter à bien vous hydrater et aussi dans une certaine mesure assurer votre sécurité. En bref en plus de l’allure nous tentons du mieux possible d’être vos « anges gardiens » durant votre course.

L’allure

Nous sommes, à moins d’un changement de dernière minute, deux meneurs d’allure par bloc. en général un devant pour ouvrir la route et un deuxième à quelques centaines de mètres derrière. Cela vous permet de mieux vous repérer durant l’ensemble du parcours. Certains meneurs ajustent leur vitesse suivant le dénivelé : par exemple allure voulue pour le chrono sur le plat, moins vite en montée et plus rapidement en descente. Pour ma part je fais en sorte de garder la même vitesse/allure moyenne peu importe le dénivelé. Si vous me suivez n’ayez pas la crainte de me perdre un peu de vue ou de me dépasser car au final le but est d’arriver dans le chrono imposé. Pour info je serai sur le 2h10 dimanche 30 octobre.

lausanne-marathon

Meneur et humain

Oui il arrive qu’un meneur d’allure se blesse durant la course. Oui il lui arrive de temps à autre de revoir sa vitesse. Oui il s’arrête aussi aux ravitos. Oui il a aussi besoin de respect car il n’est ni un surhomme, ni un héros mais il donne de son temps pour vous, pour vous aider à atteindre votre objectif.

Alors amis humains je me réjouis de vous retrouver au semi-marathon de Lausanne à la fin du mois et de pouvoir vous mener de la Tour-de-Peilz jusqu’au port d’Ouchy !


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Après environ un mois de repos forcé (chute qui ne me semblait pas si grave), c’est la reprise !

Suite à la dernière visite médicale (enlever les fils et vérifier la souplesse du genou) mon toubib du sport m’a en quelque sorte expliqué la vie : fini la récréation et on se remet au boulot ! Il m’a proposé de faire des étirements afin de pouvoir plier la jambe et me remettre à courir en footing pour faire fonctionner la machine ! Autant je peux être indiscipliné, autant là je suis un vrai petit soldat qui respecte les ordres du chef.

Après quelques jours de serrage de dents pour détendre la cicatrice, les muscles et les tendons je suis allé faire 20 tours de piste aux 24h de Bâle. Heureux d’avoir été dans cette ambiance si particulière, de trotter aux côtés de gars sacrément costauds et de me faire doubler plusieurs fois par l’ultramarathonienne et ultratraileuse Denise Zimmermann. Au bout de ces 20 km j’avais les quadriceps en compote et le genou gauche un peu douloureux. Je n’imaginais pas faire une performance aux 24h de Bâle dans ces conditions physiques mais cela m’a permis de me bouger les fesses pour cette reprise de la course à pied.

Stéphane Abry Mizuno Sayonara

Stéphane Abry Mizuno Sayonara

Semaine de reprise

Cette semaine j’ai repris plus sérieusement les footings avec un 1er objectif, celui de refaire gentiment du muscle. Donc travail d’endurance lors de 6 entraînements (57 km pour 6h de course) avec la plus longue sortie à 14 km. Bonnes sensations durant mes entraînements et c’est quasi jouissif (il faut bien que le corps exulte…) !

Suite de l’année ?

Je ne sais pas encore comment je vais clarifier les objectifs de cette année. Il y a toujours en point de mire l’ultratrail Mongolia Sunrise to Sunset début août et la No Finish Line Monaco au mois de novembre. Je vais certainement participé à des courses plus courtes entre deux de façon à reprendre du rythme et être « moins au taquet » sur la longue distance. Je souhaite que cette année soit une longue session de reprise avec plus de travail sur le corps et la vitesse.


Conférence en entreprise

Tour de Suisse en courant : cette conférence dans votre entreprise ? Pour votre club ou votre association ? Parfaite dans le cadre d’une soirée d’entreprise, pour un événement de fin d’année, pour motiver et inspirer les équipes !

Contacts professionnels : +41 78 88 37 2 37 et/ou contact(@)stephane-abry.com


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Mardi 05 avril 2016, j’ai couru, j’ai trébuché, j’ai chuté, j’ai embrassé la Suisse !

Zut ! Et re-zut !

A 15h j’avais rendez-vous avec mon pote de course Alexandre Jodidio. Pour vous situer Alex (31’08 aux 10 kil) quand je suis à fond il est en endurance et il continue de papoter. Il nous arrive de trotter ensemble, pour lui lors de son travail d’endurance, pour ma part ça me stimule et ensemble nous partageons de bons moments de discussions. Au bout d’environ 5-6 km, sur un chemin j’ai trébuché sur une pierre bien ancrée dans le sol et je suis tombé violemment de tout mon poids sur mon genou gauche et j’ai réalisé une cascade à la Belmondo !

Cependant il m’a fallut un certain temps pour me relever car la douleur a été si forte que j’ai pensé m’être cassé ou fissuré un os. Bizarrement la douleur est surtout apparue au niveau de la cuisse juste au-dessus du genou. Puis le sang s’est mis à couler et nous sommes rentrés en tentant de trotter et une grande partie en marchant. Plus tard c’est grâce à une amie, Jordana qui travaille au service ambulancier de la ville de Sion, que je me suis raisonné et que nous sommes allés aux urgences.

Rien de cassé, radio ok, 2 belles ouvertures au niveau de la rotule, je pouvais charger la jambe (bon signe), perfusion d’antibiotiques, anti-douleurs, piqûre pour anesthésier (2ème jouissance de la journée quand l’aiguille est entrée dans la chair à vif… je passe les détails ?), 4 points de sutures et retour à la maison.

Réflexions

La toute première est mon rapport aux chutes. Ma foi, je ne tombe plus avec autant de souplesse qu’à mes 15 ans quand je pratiquais le BMX…

Ensuite je passe rapidement les pensées comme « un accident ça arrive vite et pas qu’aux autres », « heureusement ce n’est pas la tête qui a pris », « peut-être être plus prudent quand je vais courir loin de chez moi dans des coins perdus » etc…

Et puis arrive un peu de colère alors que je suis en meilleure forme depuis quelques semaines, qu’il y a des projets très sympas, un objectif de 24h à Bâle à la fin du mois, que je reçois des nouvelles positives ces temps-ci et badaboum ! Pourquoi maintenant ? Je n’aurai certainement pas la réponse tout de suite et sans doute jamais…

Et dans la vie de tous les jours : être assis, se laver, prendre les transports, s’habiller, ces actes deviennent tout à coup complexes voire compliqués. Je ne peux m’empêcher cette semaine de penser à toutes celles et ceux qui vivent avec un handicap et qui doivent affronter ces moments.

Que faire ?

Je disais à un ami « soit je me lamente, soit je choisis de prendre cet accident avec philosophie. Je fais le choix de la 2ème solution ! ». Les 2 plaies doivent cicatriser et jusque là je dois patienter. Cependant je tente de ne pas rester trop inactif. J’arrive à faire quelques pompes, à me déplacer lentement et j’observe comment mon corps et mon cerveau réagissent avec cette donne de la jambe de bois. Je visualise la guérison de mon genou (techniques d’hypnose) et je garde espoir de pouvoir recourir dès le 20 ou 21 avril.

Je sais pertinemment que c’est juste un mauvais moment à passer et que si cela devait arriver encore, alors je tenterai une approche plus sexy pour embrasser la Suisse !

21ème Course des Pavés & 3ème Course de 7 Lieues

La 21ème Course des Pavés et la 3ème Course de 7 Lieues auront lieu le samedi 28 novembre 2015 à La Neuveville. A cette occasion je serai l’invité sportif de cette nouvelle édition. En 2014 j’avais déjà participé à une matinée d’entraînement et de repérage. Cette année, le samedi 14 novembre, les organisateurs ont eu la gentillesse de m’inviter pour animer ma conférence du Tour de Suisse en Courant (tour que que j’ai réalisé du 30 mai / 13 juin 2015)

Course de 7 Lieues

Organisée pour la première fois en 2012 à l’occasion du 700ème anniversaire de La Neuveville puis en 2014 lors du 20ème anniversaire de La Course des Pavés, la Course de 7 Lieues a un parcours de 23km reliant les communes du Plateau de Diesse à La Neuveville. Ce parcours est organisé en collaboration avec la section neuvevilloise du CAS.

Doté de 800 mètres de dénivelé, le parcours exigeant est particulièrement pensé pour les amateurs de courses de montagnes, de « trails », de courses plus longues ou encore tout simplement pour les amoureux d’effort dans la nature.

La Course de 7 Lieues est la bonne opportunité pour les coureurs recherchant une dernière compétition « longue » avant la saison hivernale mais aussi pour les moins expérimentés qui recherche un beau défi sportif a réalisé.

En cas de météo défavorable, un parcours de 4 lieues (16km) est prévu.

Le départ est donné à 11h à La Neuveville, sur la place de la Liberté. L’arrivée des premiers coureurs: environ 12h30

course des paves conference 14112105 1Contre la montre

Participer à un contre-la-montre de course à pied en Suisse, c’est assez rare. Courir individuellement, ne pas savoir où en sont les autres concurrents et apprendre son résultat au dernier moment sont pour nous quelques éléments qui font le charme de notre traditionnel Contre-la-Montre! On peut également rajouter à cela le parcours, une boucle a effectuer plusieurs fois, très roulant et entraînant passant par la vieille ville pavée de La Neuveville et sur les rives du bord de lac de Bienne.

Les plus assidus de course à pied trouveront ce face à face avec soi-même très intéressant, les débutants pourront courir décontractés sans être vus à l’arrière d’un peloton…

De plus, cette formule a de nombreux avantages. Les participants peuvent notamment choisir leur heure de départ au moment de leur inscription entre plusieurs tranches horaires comprises entre 11h35 et 14h.

Courses jeunesses

Les courses jeunesses sont prévues pour les plus jeunes et se déroulent dans la vieille ville pavée de La Neuveville entre 16h et 18h30. Les distances varient en fonction des catégories entre 550m et 1650m. La journée se termine avec les catégories « enfants avec parents », un magnifique moment à vivre!

Avant le départ de chaque catégorie, un échauffement est proposé par l’équipe d’animation.

La remise des prix a lieu à 19h dans la grande tente au sud de la vieille ville.

course des paves conference 14112105 4Nordic walking

Le parcours du Nordic Walking long de 8,5km vous emmenera à travers les vignobles viticoles neuvevillois et un chemin forestier avant de redescendre en direction du bord du lac de Bienne. L’arrivée se situe également dans la vieille ville, sur les Pavés. Un magnifique et paisible parcours qui vous fera découvrir ou redécouvrir La Neuveville!

Le départ est donné à 11h30 sur la place de la Liberté à La Neuveville.

Les participants sont chronométrés mais aucun classement n’est réalisé.

Programme complet

Line Lavergne habite à Shawinigan-Sud et Vincent Ostiguy à Saint-Hyacinthe au Québec. Malgré le froid, cela ne les empêche pas de courir ! Ils courent jusqu’à des -27° (température ressentie -36°). Mais comment font-ils pour courir en hiver au Québec ? Ils agissent avec simplicité et bon sens ! Lire la suite

Il n’est pas un jour durant lequel je ne pense pas à la course à pied, durant lequel je ne pense pas à l’ultramarathon. Ce n’est pas un toc, ni une idée fixe, ni une obsession, même si cela y ressemble de loin. Un jour quelqu’un m’a dit : « Stéphane n’arrête pas l’ultramarathon car c’est ta colonne vertébrale. Si tu arrêtes de courir c’est toi, ton âme, que tu stopperas ».

L’essence de la performance

Il y a plusieurs routes qui mènent à l’ultramarathon, certains ont suivi la voie toute tracée : piste, semi-marathon, marathon, ultramarathon. D’autres ont taquiné le cross et aussi le bitume ou ont un esprit de compétition. Et il y a les autres qui n’ont pas forcément un passé sportif. ceux qui y sont venus car un jour quelque chose dans leur vie les y a poussé, quelque chose a bougé, il y a eu un déclic, une envie furieuse de fouler l’asphalte, comme une énergie qui pousse dans le dos. Quelques fois « juste » pour stopper une addiction, pour donner du sens à la vie, pour s’offrir un but, pour se prouver quelque chose, pour se sortir de notre société aseptisée, pour plus de voyage intérieur, ou pour se sentir vivant… tout simplement se sentir vivre.

Je ne sais pas si c’est l’endurance qui est l’essence de la performance mais j’ai bien l’impression qu’il y a autre chose derrière ce chemin d’ultramarathonien. J’évoque ici celles et ceux qui n’ont pas suivi la filière « clubs, entraînements, compétitions, podiums, médailles ». Je fais cette distinction car le vécu de l’ultra est bien différent suivant son état d’esprit. Cependant il n’y a pas un état d’esprit mieux qu’un autre, juste des façons différentes de vivre la course d’ultrafond.

Il y a souvent chez les ultramarathoniens un investissement qui répare quelque part un petit bout de la vie qui n’a pas cicatrisé comme il aurait dû. Il y a au fond d’eux une envie forte d’essayer de faire le bien autour d’eux, d’accorder plus de temps aux émotions, de découvrir des voyages au fond de l’inconscient, de vibrer dans la solitude du coureur de fond et de vivre leurs rêves sous formes de toujours plus de kilomètres d’euphorie, d’exaltation, d’enivrement.

Stephane Abry 3 Bale - Basel 2014Les sens dans la performance

J’ai appris que l’ultramarathon est une activité subtile qui nous amène à être de plus en plus précis avec nous-mêmes. L’ultra nous demande de l’attention, de sentir chaque cellule de notre corps, de savoir nous parler dans nos petites caboches, de goûter aux délices de la foulée, de voir à la moindre alerte ce qui nous perturbe, physiquement ou psychologiquement. Goûter sur ses lèvres l’eau salée des yeux trop pleins de joies ou de douleurs, respirer l’air qui nous est si important, se délecter de cette eau indispensable à nos propres traversées du désert, sentir les battements de nos coeurs, entendre notre corps vibrer et toucher au « sublime » !

L’aisance dans la performance

Quel cadeau de connaitre, ne serait-ce que quelques minutes, ces moments de légèreté au bout de quelques kilomètres et de se sentir voler, de se sentir totalement libre, de ressentir une puissance d’aisance et des moments magiques de parfaite harmonie. On nomme ces moments le flow. Il nous faut par moment pousser nos limites assez loin pour trouver ces périodes de « déconnexion » et vivre une période d’extase durant laquelle tout parait simple, facile, magique.

Je vous souhaite sincèrement de vivre autant de plaisir que nous pouvons en connaitre dans l’ultramarathon malgré nos moments de souffrances, de doutes, de ras-le-bol et des fois nos envies de tout envoyer par la fenêtre. Mais après, nous savons qu’il y a toujours un moment de Bonheur qui nous transcende. Ce moment arrive toujours, tôt ou tard.

 

J’ai pour habitude, quand je « couve un rhume » et non quand je « cuve un rhum »… de ne pas courir. J’ai souvent entendu dire qu’il est bon de courir quand on est grippé ou enrhumé ou encore victime d’un refroidissement. Pourtant ce n’est pas une bonne idée, mot d’ordre de mon toubib du sport dans ces contextes : REPOS ! En revanche si vous voulez vraiment y aller, fixez-vous sur un footing très léger d’une vingtaine de minutes. S’il fait frais/froid couvrez-vous bien.

Depuis quelques jours je me sentais patraque mais je ne ressentais pas les symptômes du rhume (maintenant c’est fait !). Bref je suis parti pour faire juste un p’tit run, histoire de décompresser, de faire de la vitamine D et de m’aérer la tête. Au bout d’une dizaine de minutes j’ai commencé à sentir la gorge qui grattait, le palais qui piquait… et là je me suis dit : « Maintenant que tu y es… il fait bon chaud… va au bout de ton chemin ». Du coup sans forcer j’ai eu des nausées, plusieurs envies de vomitos, j’ai assez vite ralenti le rythme jusqu’à marcher et ma tête c’est assez vite remplie de « brouillard ». Comme quoi, il faut toujours écouter son GMS « Gentil Médecin du Sport ».

Profil Sion - Lentine - Champlan - SionSortie du jour

10,2 km, 360D+/D-, 63 mns, 9,6 km/h, 6.16 mn/km. Entraînement tranquille pour aujourd’hui mais aussi une heure de réflexions, de méditation active, d’idées de prochains ultramarathons que j’aimerais mettre en place. J’adore utiliser ces moments sur des chemins de nature pour faire le point, pour laisser mon esprit libre d’imaginer, de créer… Ces moments, malgré le « rhube », ont été très agréables. Etant en pleine préparation du marathon de Lausanne et de celui des Alpes-Maritimes, ce souci de santé (rien de grave nous sommes d’accord) ne m’arrange pas vraiment. Donc à surveiller et à soigner…

A quand la prochaine du « juste un p’tit run » ? Demain ?

La leptine parfois dite hormone de la satiété jouerait un rôle sur la motivation. Avant cela quelques rappels sur la motivation :

Une multitude de nécessités nous poussent à bouger, à entreprendre, à nous investir : besoin de confort, de reconnaissance sociale, de biens matériels, etc. Il est un autre ressort, plus subtil mais non moins puissant, sur lequel s’appuie notre envie et notre goût de faire : c’est ce qui, pour chacun d’entre nous, a le plus d’importance. Ce peut être l’amour, le pouvoir, l’argent, la création d’une famille ou toute autre valeur, pourvu qu’elle nous tienne personnellement à coeur. Agir en accord avec nos valeurs décuple alors notre énergie.

Ce qui reste valable pour nous tous, c’est que si l’on s’engage dans un projet qui répond à nos besoins et fait écho à nos valeurs fondamentales, nous tirerons du plaisir à le mener à bien. Une personne motivée va de l’avant, prend les choses en main, s’engage, elle veut aller au bout et ne renonce pas à la 1ère difficulté. A retenir : Plus la maîtrise sur le déroulement et la conséquence est élevée, meilleure est la motivation.

2 formes de motivation

La motivation intrinsèque : l’action est conduite uniquement par l’intérêt et le plaisir que l’individu trouve à l’action, sans attente de récompense externe.

 La motivation extrinsèque : l’action est provoquée par une circonstance extérieure à l’individu (punition, récompense, pression sociale, obtention de l’approbation d’une personne tièrce, faire partie d’un groupe…).

running motivation« Trucs » pour entretenir sa motivation

– Ayez un but.
– Trouvez l’inspiration.
– Soyez excités.
– Affichez votre objectif.
– Engagez-vous publiquement.
– Pensez-y tous les jours et accrochez-vous.
– Trouvez du soutien et appelez à l’aide quand votre motivation chute.
– Réalisez qu’il y a un flux et un reflux.
– Commencez petit et bâtissez sur vos petits succès.
– Pensez aux bénéfices, pas aux difficultés. Ecrasez-les pensées négatives; remplacez-les par des positives.

Motivation et course à pied

Selon Natacha Viens, entraîneuse de l’équipe des marcheurs de Team in Training, l’idée, pour rester motivé, c’est de bien se préparer mentalement. « Dans une course, 80 % du travail, c’est la préparation physique, 5 %, c’est l’expérience de course. Le reste, c’est de la préparation mentale. »

D’après Bruno Ouellette, psychologue sportif, la pensée positive ne suffit toutefois pas: « La pensée positive, c’est superficiel, tranche-t-il. Ce qui sous-tend cette pensée, le pourquoi, c’est ça qui compte. Et ça, ça relève de nos valeurs personnelles : est-ce que je cours pour une cause, la santé, le bien-être, un défi? A la base, ce qui donne la motivation, ce sont ces valeurs. »

Motivation et leptine dans la course à piedrunning motivation1

Des chercheurs canadiens auraient percé le mystère du plaisir que les sportifs prennent lors de la course à pied. Selon eux, la leptine est un élément central de la motivation. Extraits :

« Nous avons découvert que l’effet de récompense de l’activité physique à l’endurance est modulé par la leptine, une hormone clé du métabolisme », explique Stephanie Fulton, chercheuse CRCHUM en charge de l’étude. La leptine est en effet une hormone, sécrétée par le tissu adipeux, qui régule la satiété et influence aussi la motivation. Selon les chercheurs, la leptine diminuerait l’envie de bouger en agissant sur les neurones qui sécrètent la dopamine, connus eux pour être impliqués dans la motivation.

Chez l’être humain, la leptine a également un rôle important à jouer dans la motivation. Plusieurs études ont  montré un lien entre la concentration en leptine et le temps réalisé lors d’un marathon. Moins la leptine est présente, meilleurs sont les temps. Mais outre la motivation à courir, l’hormone agirait aussi sur l’euphorie ressentie après l’effort. Là encore, des taux bas de leptine seraient plus propices à ressentir un bien-être après une séance d’entraînement. (Voir l’article intégral)

Sources : http://niarunblogfr.unblog.fr/

http://www.pourquoidocteur.fr/

Selon l’office fédéral de la santé publique, 43% des dépressions pourraient être évitées en pratiquant une activité physique comme la course à pied. Les Allemands, les Autrichiens et les Américains utilisent déjà ce sport comme thérapie. Les psychiatres redécouvrent les vertus anti-dépressives de la course à pied.

Pour soigner une dépression, inutile de courir les médecins : il suffit de courir, tout simplement. D’ailleurs, certains psychiatres utilisent la course à pied pour soigner les patients dépressifs. Cette forme de psychothérapie est reconnue en Allemagne depuis 1988. Il s’agit là-bas d’une formation qualifiante. A ce jour, plusieurs centaines de praticiens ont obtenu le diplôme de Lauftherapeut décerné par l’Institut allemand de thérapie par la course à pied, à Bad Lippringe, en Rhénanie du Nord-Westphalie.

Les consultations se déroulent en plein air, par exemple dans un parc. Le but n’est pas de transformer les patients en athlètes accomplis : n’oublions pas qu’il s’agit d’une psychothérapie. Le rythme des foulées doit leur permettre de tenir une conversation. Autant dire que beaucoup préfèrent marcher. Certains thérapeutes rapportent même avoir traité des patients dépressifs qui s’arrêtaient pour pouvoir pleurer à leur aise.

running depression stephane abry2Dès les début des années 80, les Autrichiens ont copié l’exemple allemand. On pourrait donc penser qu’il s’agit d’une spécialité germanophone, si les Américains n’avaient pas également exploité la course à pied, à partir de 1974 déjà, pour soigner les dépressifs et les alcooliques, notamment. Ils ont même créé une association professionnelle, baptisée American medial joggers. Aux Etats-Unis, des milliers de personnes sont actuellement traitées par un walking therapist ou un running therapist. Les « consultations assises » sont facturées plus chères, pour inciter les patients à choisir la formule active.

La méthode a obtenu le soutien de certaines personnalités comme Joschka Fischer, ministre allemand des affaires étrangères, marathonien à ses heures, ou Ray Fowler, ancien président de l’Association des psychologues américains. Il existe pourtant quelques contre-indications. Chez les sujets anorexiques et, plus généralement, les patients manifestant un comportement auto-agressif, il existe un risque de développer une dépendance à l’entraînement.

En Suisse, la course à pied thérapeutique est pratiquement inconnue. Certes, les jeux de ballon et les promenades sont couramment intégrés dans les activités proposées aux patients psychiatriques. Mais il s’agit davantage d’occuper les pensionnaires que de les soigner. D’autre part, la randonnée est utilisée pour la rééducation des malades cardiaques : « L’influence de l’activité physique sur la dépression est reconnue par les cardiologues », souligne Cédric Vuille, médecin chef au centre de réadaptation cardiovasculaire de Genolier (GE). C’est à peu près tout.

« A mon avis, c’est un truisme que de dire que la course à pied fait du bien. Il n’y pas besoin de faire des études et d’avoir un diplôme pour le savoir », estime Alexis Berger, responsable de la Société suisse romande de gestalt-thérapie. « Avec ce genre d’approche, ajoute-t-il, il y a un risque de parcellisation de l’individu. On connaît déjà la thérapie par le rire, par les animaux, etc. Elles sont très bonnes en soi, mais ne tiennent pas compte de la personne dans sa globalité. » Alexis Berger reconnaît toutefois que le développement de ces méthodes plus ou moins reconnues trahit peut-être un besoin mal couvert par la psychiatrie traditionnelle. « L’idée que l’activité physique fait du bien est décrite dans les manuels de médecine, mais elle n’est pas assez présente dans les cabinets », regrette-t-il. Les deux mamelles de la psychiatrie restent la médication et la psychothérapie.

running depression stephane abry1Or, des études ont montré que la course à pied pouvait remplacer une médication légère en cas de dépression. Dans une prise de position scientifique publiée en 1999, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) affirme que 43% des dépressions pourraient être évitées grâce à la pratique d’une activité physique, d’où une économie potentielle de 531 millions de francs par an au niveau national. Le risque d’apparition de la maladie serait trois fois plus élevé chez les personnes inactives. Une quantité d’études ont confirmé les bienfaits de l’exercice physique, notamment sur les fonctions cognitives.

En fait, depuis quelques années, la course à pied est tout simplement en voie de réhabilitation scientifique, après avoir été accusée par la presse tout public de constituer une forme de drogue pour ses adeptes. Tout le monde se souvient d’avoir lu ou entendu que la course à pied rendait accro aux endorphines sécrétées pendant l’effort. On est bien loin de ces accusations à présent. Mais les Allemands, non sans humour, utilisent exprès l’abréviation LSD (long slow distance) pour désigner les longues sorties en endurance…

Francesca Sacco – Source : Marathon info

Lancez-vous dans la course en Suisse romande

Au bout de votre rêve 

La fessalgie du runner (ou syndrome du muscle pyramidal ou piriforme) : c’est un patient qui se plaint de douleurs de la fesse qui irradie vers la face postérieure ou externe de la cuisse. Cela ressemble en tout point à une sciatique. Lire la suite