Recommandations sanitaires pour la reprise des courses en France

Voici les recommandations sanitaires annoncées par le Ministère des Sports et la Fédération Française d’Athlétisme pour la reprise des courses en France : Lire la suite

Les effets de l'âge sur notre corps

En parcourant le web, j’ai trouvé ces chiffres sur les effets de l’âge sur notre corps (source Runner’s World). Cet article a évidemment interpellé « le vieux de 68 » que je suis ! Lire la suite

Ischios

Pourtant j’avais été sympa avec mes ischios. Peut-être un peu trop gentil d’ailleurs (arrêt sur blessure aux 24h de Royan). Pour le kiné, l’ostéo et la podologue le sol mou du stade m’a été fatal. Lire la suite

Le mental oui mais pas que

Dans le sport et particulièrement dans les courses d’ultra-endurance le mental tient une place importante. Cependant il ne fait pas tout. Le mental oui mais pas que ! Lire la suite

Valérie Jermann ma coach PPG

Je vous en parlais il y a quelques jours, j’ai décidé (enfin) de faire du renforcement musculaire ! Comme je souhaitais travailler correctement, prendre les bonnes postures, rester motivé avec cette nouvelle activité et suivre une progression logique je n’ai pas fait le choix d’applications, au contraire j’ai préféré être accompagné en vrai, en réel par une coach en crossfit : Valérie Jermann ! Lire la suite

Valérie Jermann ma coach PPG

Pour la préparation de mon année d’ultramarathon en 2017 j’ai décidé d’attaquer plus sérieusement la PPG (préparation physique générale) avec une attention particulière sur la ceinture abdominale. Coaching avec Valérie Jermann ma coach PPG ! Lire la suite

Après environ un mois de repos forcé (chute qui ne me semblait pas si grave), c’est la reprise !

Suite à la dernière visite médicale (enlever les fils et vérifier la souplesse du genou) mon toubib du sport m’a en quelque sorte expliqué la vie : fini la récréation et on se remet au boulot ! Il m’a proposé de faire des étirements afin de pouvoir plier la jambe et me remettre à courir en footing pour faire fonctionner la machine ! Autant je peux être indiscipliné, autant là je suis un vrai petit soldat qui respecte les ordres du chef.

Après quelques jours de serrage de dents pour détendre la cicatrice, les muscles et les tendons je suis allé faire 20 tours de piste aux 24h de Bâle. Heureux d’avoir été dans cette ambiance si particulière, de trotter aux côtés de gars sacrément costauds et de me faire doubler plusieurs fois par l’ultramarathonienne et ultratraileuse Denise Zimmermann. Au bout de ces 20 km j’avais les quadriceps en compote et le genou gauche un peu douloureux. Je n’imaginais pas faire une performance aux 24h de Bâle dans ces conditions physiques mais cela m’a permis de me bouger les fesses pour cette reprise de la course à pied.

Stéphane Abry Mizuno Sayonara

Stéphane Abry Mizuno Sayonara

Semaine de reprise

Cette semaine j’ai repris plus sérieusement les footings avec un 1er objectif, celui de refaire gentiment du muscle. Donc travail d’endurance lors de 6 entraînements (57 km pour 6h de course) avec la plus longue sortie à 14 km. Bonnes sensations durant mes entraînements et c’est quasi jouissif (il faut bien que le corps exulte…) !

Suite de l’année ?

Je ne sais pas encore comment je vais clarifier les objectifs de cette année. Il y a toujours en point de mire l’ultratrail Mongolia Sunrise to Sunset début août et la No Finish Line Monaco au mois de novembre. Je vais certainement participé à des courses plus courtes entre deux de façon à reprendre du rythme et être « moins au taquet » sur la longue distance. Je souhaite que cette année soit une longue session de reprise avec plus de travail sur le corps et la vitesse.


Conférence en entreprise

Tour de Suisse en courant : cette conférence dans votre entreprise ? Pour votre club ou votre association ? Parfaite dans le cadre d’une soirée d’entreprise, pour un événement de fin d’année, pour motiver et inspirer les équipes !

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Mardi 05 avril 2016, j’ai couru, j’ai trébuché, j’ai chuté, j’ai embrassé la Suisse !

Zut ! Et re-zut !

A 15h j’avais rendez-vous avec mon pote de course Alexandre Jodidio. Pour vous situer Alex (31’08 aux 10 kil) quand je suis à fond il est en endurance et il continue de papoter. Il nous arrive de trotter ensemble, pour lui lors de son travail d’endurance, pour ma part ça me stimule et ensemble nous partageons de bons moments de discussions. Au bout d’environ 5-6 km, sur un chemin j’ai trébuché sur une pierre bien ancrée dans le sol et je suis tombé violemment de tout mon poids sur mon genou gauche et j’ai réalisé une cascade à la Belmondo !

Cependant il m’a fallut un certain temps pour me relever car la douleur a été si forte que j’ai pensé m’être cassé ou fissuré un os. Bizarrement la douleur est surtout apparue au niveau de la cuisse juste au-dessus du genou. Puis le sang s’est mis à couler et nous sommes rentrés en tentant de trotter et une grande partie en marchant. Plus tard c’est grâce à une amie, Jordana qui travaille au service ambulancier de la ville de Sion, que je me suis raisonné et que nous sommes allés aux urgences.

Rien de cassé, radio ok, 2 belles ouvertures au niveau de la rotule, je pouvais charger la jambe (bon signe), perfusion d’antibiotiques, anti-douleurs, piqûre pour anesthésier (2ème jouissance de la journée quand l’aiguille est entrée dans la chair à vif… je passe les détails ?), 4 points de sutures et retour à la maison.

Réflexions

La toute première est mon rapport aux chutes. Ma foi, je ne tombe plus avec autant de souplesse qu’à mes 15 ans quand je pratiquais le BMX…

Ensuite je passe rapidement les pensées comme « un accident ça arrive vite et pas qu’aux autres », « heureusement ce n’est pas la tête qui a pris », « peut-être être plus prudent quand je vais courir loin de chez moi dans des coins perdus » etc…

Et puis arrive un peu de colère alors que je suis en meilleure forme depuis quelques semaines, qu’il y a des projets très sympas, un objectif de 24h à Bâle à la fin du mois, que je reçois des nouvelles positives ces temps-ci et badaboum ! Pourquoi maintenant ? Je n’aurai certainement pas la réponse tout de suite et sans doute jamais…

Et dans la vie de tous les jours : être assis, se laver, prendre les transports, s’habiller, ces actes deviennent tout à coup complexes voire compliqués. Je ne peux m’empêcher cette semaine de penser à toutes celles et ceux qui vivent avec un handicap et qui doivent affronter ces moments.

Que faire ?

Je disais à un ami « soit je me lamente, soit je choisis de prendre cet accident avec philosophie. Je fais le choix de la 2ème solution ! ». Les 2 plaies doivent cicatriser et jusque là je dois patienter. Cependant je tente de ne pas rester trop inactif. J’arrive à faire quelques pompes, à me déplacer lentement et j’observe comment mon corps et mon cerveau réagissent avec cette donne de la jambe de bois. Je visualise la guérison de mon genou (techniques d’hypnose) et je garde espoir de pouvoir recourir dès le 20 ou 21 avril.

Je sais pertinemment que c’est juste un mauvais moment à passer et que si cela devait arriver encore, alors je tenterai une approche plus sexy pour embrasser la Suisse !

Line Lavergne habite à Shawinigan-Sud et Vincent Ostiguy à Saint-Hyacinthe au Québec.

Malgré le froid, cela ne les empêche pas de courir !

Ils courent jusqu’à des -27° (température ressentie -36°).

Mais comment font-ils pour courir en hiver au Québec ? Ils agissent avec simplicité et bon sens !


Stéphane Abry : Jusqu’à quelle température vas-tu courir ?

Line Lavergne : C’est vraiment mon premier hiver de course à pied. L’année passé, j’ai fait quelques sorties de canicross avec un malamute, chien de ma fille. Vraiment intense le canicross car on devient « un » avec l’animal et on fonce dans la nature. C’est là que j’ai réalisé que je me privais, en quelque sorte, du bien-être dans l’accomplissement de mon sport en courant seulement en salle pendant la saison froide. Comme je n’aimais pas trop line lavergne - stephane abryl’air que je respirais dans mon centre d’entraînement, je me suis dit que rien ne pouvait m’empêcher de courir dehors, qu’il fasse très chaud ou très froid. Il faut dire qu’avec le temps, j’apprends à me connaître via la température et je m’adapte au fil du temps.

Le plus froid que j’ai couru est -27 et je prévois courir dans plus froid. Sans doute que ma sortie y sera raccourcie et que je serai privé d’eau plus vite dû au gel. Mais, courir dans trop froid peu être néfaste pour les poumons.

Vincent Ostiguy : Je n’ai pas vraiment de température limite pour ne pas courir. La température (sur le thermomètre) ne m’a jamais arrêtée. La plus basse température à laquelle j’ai couru est -38 degrés, l’hiver passé. Lorsqu’on est correctement habillé, la température n’a plus vraiment d’importance. Ce qui m’empêche de courir à l’extérieur c’est plutôt une bonne tempête de neige, de verglas. L’an dernier, j’ai manqué l’entraînement extérieur à deux reprises seulement, à cause des sauts d’humeur de Dame nature. Cette année, Dame nature ne m’a pas encore montrée c’est coups les plus bas donc aucune séance annulée encore.

SA : Comment t’habilles-tu ? 

LL : Je porte un manteau S2 et des collants thermaux S3 de la marque Sugoi (protection thermique supérieur). Jusqu’à -15°, je mets seulement un t-shirt manches courtes en-dessous de mon manteau mais s’il fait plus froid, j’enfile une couche qui est aussi thermal S3. À la tête, je mets un simple bonnet et une écharpe que je peux ajuster plus ou moins haut pour cacher mon visage. Ce qui est plus difficile à garder au chaud ce sont les pieds et les mains. Je laisse tomber les petites chaussettes de course pour mettre de bien plus chaudes (thermo) ainsi que 2 paires de gants. J’ai le même type de baskets de course, sans crampons. C’est le départ qui est plus difficile mais un coup que la machine est bien partie ça roule !

VO : Jusqu’à concurrence de -15 degrés (température qui inclus le refroidissement éolien) je ne porte qu’une mince couche de d’un survêtement fait de propylène et sous mon softshell et pour le bas c’est un pantalon légèrement doublé avec un sous-vêtement protégeant l’équipement masculin. Lorsque la température chute sous les -15 degrés, j’ajoute une couche supplémentaire entre mon softshell et mon survêtement. Un chandail manches longues de type « Dry Fit ». Pour le bas, généralement je suis bon pour maintenir le même concept. Sous les -25 degrés, je remplace le chandail de type « Dry Fit » par une chandail fait d’une mince couche polar. Pour le bas, je porte mon pantalon de contention sous mon pantalon doublé et toujours mon sous-vêtement protecteur. Avec ça, je suis bon pour des températures qui descendent jusqu’à -38 degrés (par expérience). Pour les baskets, aucune différence. Je n’ai jamais eu froid aux pieds.

Question accessoires, le seul que je porte est la cagoule (même modèle que les skieurs alpins) donc protection du nez, de la bouche avec des petits trous d’aération spécifiquement positionnés. Elle s’ajoute à mon équipement lorsque la température descend sous les -25 degrés seulement. Évidemment le cache cou qui s’ajoute dès que la température descend sous les -10 degrés, mais on parle ici d’un modèle léger.

vincent ostiguy

SA : Portes-tu un intérêt plus particulier à ton échauffement ? 

LL : Avant de sortir, je fais quelques exercices d’étirements pour le dos, les hanches et pour finir avec les jambes. Je veille à ce que les muscles et articulations soient bien chauffés pour éviter les blessures. C’est mon devoir de bien préparer mon corps si je ne veux pas en subir les conséquences.

VO :  Pas plus qu’à l’habitude. Peut-être qu’on démarre moins rapidement, donc petit footing plus long que durant les autres saisons.

SA : Qu’est-ce qui change dans tes entraînements ? 

LL : C’est certain que, moi, je ne cours pas pour faire des bons chronos pendant l’hiver. Je dois m’ajuster au manque de place sur les bords de routes, du sol plus glissant ou encombré de neige. Je m’amuse un peu et c’est parfois des sorties parsemées d’imprévus. J’ai moins d’endroits pour courir car je ne peux aller sur toutes les routes. Je profite de l’hiver pour faire des sorties que je qualifie de détente et, qui à la fois, renforcent mes muscles et me maintiennent en forme. Je fais au moins 3-4 sorties par semaine d’environ 12-15 km. Mon programme d’entraînement avec ses intervalles reprendra au printemps.

VO :  Rien ne change vraiment. Pour la trail, les souliers à crampons (Inov OROC 280) et lorsque nécessaire pour nos séances d’intervalles en côte. Pour le reste, nous faisons les mêmes entraînements que durant les autres saisons. Tout dépend d’où nous en sommes dans nos phases. L’hiver, généralement c’est du maintien des acquis et du travail musculaire de type augmentation de la force, endurance et de l’impulsivité.

SA : As-tu l’impression de t’y habituer ?  

LL : Je m’habitue et m’adapte très bien. J’y prends goût et je suis heureuse de voir que je peux, jusqu’à une certaine limite, contrer le froid de l’hiver. Je suis fière de moi. J’avoue que je trouve cela moins difficile que de courir à 40°. J’aime ne pas dépendre du temps et vivre à travers celui qu’il fait.

VO : Une période de 2-3 semaines est nécessaire. Après cette période, le corps est assez bien adapté, même aux conditions les plus difficiles des hivers québécois. Le corps humain est une machine tellement bien faite! Je te dirais que le reste est une question de volonté. Comme dans bien d’autres situations !

quebec2SA : Une anecdote ? 

LL : Un jour je courais et une automobiliste s’arrêta et me dit : « Je peux vous embarquer et vous conduire si vous voulez ! » J’ai trouvé cela bien drôle de voir que pour cette dame j’étais en quelque sorte dans dans le pétrin pour courir ainsi.

VO : Les plus gros temps froid de l’hiver apportent leurs lots de petits désagréments. Par contre, tellement de belles occasions également. Le calme des matins froids d’hivers, laisse une atmosphère toujours un peu féerique. La luminosité n’est pas la même et il règne une quiétude, comme si on était seul au monde. Que dire des paysages… Au début du mois de janvier, tout de suite après le jour de l’an, nous avons vécu une petite période de froid intense. Il faisait aux environs de -27 degrés et nous avons effectué un entraînement en « trail running » au Mont St-Hilaire. À environ 1,5 km du sommet, les paysages se sont drastiquement transformés. Nous avions l’impression d’être dans une forêt d’arbres en cristal. Le givre avait envahi chacune des branches. J’avais l’impression d’être dans la forêt du premier film de Narnia. Nous sommes restés en extase devant le spectacle plusieurs minutes, bouche bée, avant de repartir vers le sommet et de redescendre. De retour en bas, ma partenaire Josée Prevost me dit: « T’as l’air de la fée des étoiles ». Bon, avec ma barbe givrée j’avais plutôt l’air d’un Père Noël déguisé, mais j’avais également de grands cils en cristaux de verre. Elle avait tout à fait raison !

Moi je dirais à tous les coureurs du monde « On a le plus beau pays pour courir ». Nos quatre saisons ont leurs beautés et leurs particularités. Ça casse la monotonie qui peut parfois s’installer. L’hiver et ses grands froids sont pour moi une raison de plus pour sortir et pratiquer la plus belle discipline sportive au monde… la course à pied.

Line fait partie d’un club de course à pied : http://www.milpat.ca/

Et sur Facebook : https://www.facebook.com/clubmilpat

Vincent est leader de groupe de course pour La Maison de la Course de Mont St-Hilaire

http://www.maisondelacourse.com/

(1ère publication le 21 janvier 2013)


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Il n’est pas un jour durant lequel je ne pense pas à la course à pied, durant lequel je ne pense pas à l’ultramarathon. Ce n’est pas un toc, ni une idée fixe, ni une obsession, même si cela y ressemble de loin. Un jour quelqu’un m’a dit : « Stéphane n’arrête pas l’ultramarathon car c’est ta colonne vertébrale. Si tu arrêtes de courir c’est toi, ton âme, que tu stopperas ».

L’essence de la performance

Il y a plusieurs routes qui mènent à l’ultramarathon, certains ont suivi la voie toute tracée : piste, semi-marathon, marathon, ultramarathon. D’autres ont taquiné le cross et aussi le bitume ou ont un esprit de compétition. Et il y a les autres qui n’ont pas forcément un passé sportif. ceux qui y sont venus car un jour quelque chose dans leur vie les y a poussé, quelque chose a bougé, il y a eu un déclic, une envie furieuse de fouler l’asphalte, comme une énergie qui pousse dans le dos. Quelques fois « juste » pour stopper une addiction, pour donner du sens à la vie, pour s’offrir un but, pour se prouver quelque chose, pour se sortir de notre société aseptisée, pour plus de voyage intérieur, ou pour se sentir vivant… tout simplement se sentir vivre.

Je ne sais pas si c’est l’endurance qui est l’essence de la performance mais j’ai bien l’impression qu’il y a autre chose derrière ce chemin d’ultramarathonien. J’évoque ici celles et ceux qui n’ont pas suivi la filière « clubs, entraînements, compétitions, podiums, médailles ». Je fais cette distinction car le vécu de l’ultra est bien différent suivant son état d’esprit. Cependant il n’y a pas un état d’esprit mieux qu’un autre, juste des façons différentes de vivre la course d’ultrafond.

Il y a souvent chez les ultramarathoniens un investissement qui répare quelque part un petit bout de la vie qui n’a pas cicatrisé comme il aurait dû. Il y a au fond d’eux une envie forte d’essayer de faire le bien autour d’eux, d’accorder plus de temps aux émotions, de découvrir des voyages au fond de l’inconscient, de vibrer dans la solitude du coureur de fond et de vivre leurs rêves sous formes de toujours plus de kilomètres d’euphorie, d’exaltation, d’enivrement.

Stephane Abry 3 Bale - Basel 2014Les sens dans la performance

J’ai appris que l’ultramarathon est une activité subtile qui nous amène à être de plus en plus précis avec nous-mêmes. L’ultra nous demande de l’attention, de sentir chaque cellule de notre corps, de savoir nous parler dans nos petites caboches, de goûter aux délices de la foulée, de voir à la moindre alerte ce qui nous perturbe, physiquement ou psychologiquement. Goûter sur ses lèvres l’eau salée des yeux trop pleins de joies ou de douleurs, respirer l’air qui nous est si important, se délecter de cette eau indispensable à nos propres traversées du désert, sentir les battements de nos coeurs, entendre notre corps vibrer et toucher au « sublime » !

L’aisance dans la performance

Quel cadeau de connaitre, ne serait-ce que quelques minutes, ces moments de légèreté au bout de quelques kilomètres et de se sentir voler, de se sentir totalement libre, de ressentir une puissance d’aisance et des moments magiques de parfaite harmonie. On nomme ces moments le flow. Il nous faut par moment pousser nos limites assez loin pour trouver ces périodes de « déconnexion » et vivre une période d’extase durant laquelle tout parait simple, facile, magique.

Je vous souhaite sincèrement de vivre autant de plaisir que nous pouvons en connaitre dans l’ultramarathon malgré nos moments de souffrances, de doutes, de ras-le-bol et des fois nos envies de tout envoyer par la fenêtre. Mais après, nous savons qu’il y a toujours un moment de Bonheur qui nous transcende. Ce moment arrive toujours, tôt ou tard.